5 conseils pour réussir sa globalisation RH


Le mercredi 26 mars 2014 | Analytics RH
5 conseils pour réussir sa globalisation RH - D.R.
Dans un contexte où l’internationalisation des entreprises s’accélère, les filiales n’ont d’autre choix que d’appliquer les politiques définies par leur siège. Un défi que doit accompagner la fonction RH, chargée de définir une stratégie globale de gestion des talents qui saura s’adapter aux spécificités locales

  • Nommer un ambassadeur

Lorsqu’ils sont initiés, les projets de globalisation RH suscitent souvent de la méfiance et de la résistance à l’échelle locale. « Pour qu’un projet de transformation aboutisse, le premier reflexe est de nommer, en plus d’une équipe projet, un sponsor ayant un fort leadership - un DRH ou un DAF - capable d’affronter les critiques et de prêcher la bonne parole à travers le monde, tout au long du projet », a expliqué Jean-Louis Pérol, directeur du développement international chez Meta4, lors d’une conférence du salon Solutions Ressources Humaines.

  • Donner du sens au projet

Pour susciter l’adhésion de toute la ligne de commandement, l’entreprise doit également être capable, par la voix de son ambassadeur, d’expliquer les raisons qui font de la globalisation RH un enjeu fort à long terme. « Comme il touche à la culture de l’entreprise, ce type de projet ne s’improvise pas. Les bénéfices doivent être expliqués à chacune des filiales. Un business case peut, par exemple, permettre aux entreprises d’embarquer l’ensemble de leurs collaborateurs », indique Roland Karsenty, DRH Europe et Afrique du Sud du groupe Johnson Controls.

  • Bâtir un référentiel unique

Pour Jean-Louis Pérol, « c’est la centralisation des données qui permet la cohérence des processus RH en entreprise ». Pour une gestion des talents sans frontières, l’une des étapes-clés est de consolider ses informations dans un core HR, c’est-à-dire un référentiel accueillant l’ensemble des informations des collaborateurs dans les domaines du recrutement, la formation, la paie… Non seulement ce socle HR permettra à l’entreprise de rationaliser ses processus mais aussi de disposer, en temps réel, d’une vision complète de son effectif, donc de mieux le piloter.

  • Se fixer des objectifs progressifs

Pour maintenir l’adhésion de ses équipes tout au long du projet, l’astuce consiste à avoir une approche modulaire et à se fixer des objectifs à court terme pour obtenir des résultats encourageants. Exit les projets tunnel. « Ce type de démarche requiert d’avancer avec des groupes de travail, au pas cadencé », rappelle Roland Karsenty. Plutôt que de débuter le projet par la globalisation des processus les plus compliqués par exemple, il convient de commencer par ceux où le R.O.I. se verra rapidement ou ceux qui apporteront des bénéfices sous les meilleurs délais.

  • S’équiper de solutions solides

Réduction des coûts, régularité des mises à jour, simplicité d’utilisation, partage de bonnes pratiques… Les avantages qu’offre le SaaS sont désormais bien connus des entreprises, de plus en plus nombreuses à privilégier ce mode pour leur projet de globalisation RH. Etant donné que la protection des données ne revêt pas la même portée d’un pays à un autre, l’entreprise souhaitant s’engager dans un projet de globalisation doit toutefois s’assurer que l’éditeur retenu dispose d’une solution pouvant s’adapter aux réglementations locales.

Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger le dernier livre blanc de Meta4 :« Globalisation des Ressources Humaines : 10 conseils clés » dévoilé lors du dernier salon Solutions RH.

Aurélie Tachot

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