Les revenus cloud de SAP décollent


Par Aurélie Tachot | le mardi 03 février 2015 | SIRH SaaS
Les revenus cloud de SAP décollent

Malgré un bénéfice net en léger recul, l’éditeur allemand SAP affiche des résultats satisfaisants pour 2014. Le mérite revient surtout à son offre cloud, dont les ventes ont progressé de 45 % dans le monde et de 38 % en France.

Cloud, cloud, cloud… SAP n’a désormais que ce mot à la bouche ! A l’occasion de la présentation de ses résultats de l’année 2014, le champion du tout intégré, qui a généré un chiffre d’affaires de 17,56 milliards d’euros en 2014 (+ 4 %), a réaffirmé son intention d’accélérer dans cette modalité de déploiement. Une stratégie qui commence à donner des résultats en termes de revenus mais qui n’est pas sans risque, d’après Henri Van Der Vaeren, directeur général de SAP France & Benelux. Les modèles économiques n’étant pas régis par les mêmes règles. "Notre challenge va être de réaliser une transition massive du on-premise vers le cloud, en d’autres termes de réussir à passer d’un modèle d’achat immédiat via des licences à un modèle d’achat différé en locatif, tout en gardant une stabilité des résultats opérationnels", explique-t-il.

La France attachée au mode "on-premise"

Jusqu’ici, SAP semble maîtriser cette migration. Si la transition vers le cloud pèse légèrement sur ses performances puisque le géant allemand affiche un bénéfice net en recul de 1 % pour atteindre 3,275 milliards d’euros de chiffre d’affaires, il affiche une belle croissance dans le cloud. Au cours du dernier trimestre de l’année dernière, l’éditeur a enregistré une hausse de 72 % de ses ventes mondiales dans ce mode. Sur l’ensemble de son exercice 2014, clôturé en décembre, sa croissance sur cette offre est de 45 %, en tenant compte des acquisitions, et de 32 % en croissance organique. Sans être à la traine, la France semble toutefois être en retrait sur ce segment de marché puisqu’en 2014, l’offre cloud n'a augmenté que de 38 %. Dans l’Hexagone, le mode on-premise a encore toute sa place. "En 2014, les revenus liés à ce mode ont progressé de 22 % en France, alors que les analystes prédisaient une croissance entre 2 et 4 % du marché au niveau mondial", souligne Henri Van Der Vaeren. Il n’empêche : la France devra s’adapter puisque SAP compte atteindre, d’ici 2018, un point d’inflexion entre les revenus on-premise et cloud. "En 2020, notre chiffre d’affaires annuel devrait être de 26 à 28 milliards d’euros et l’offre cloud devrait peser 30 % de nos revenus globaux", précise-t-il.

Les revenus HCM en hausse de 41 %

Sur son activité liée à la gestion du capital humain, SAP, qui a acquis, en décembre, le spécialiste américain de la gestion des notes de frais Concur Technologies, affiche également de bons résultats. "L’offre HCM a tiré nos revenus cloud vers le haut puisque, sur ce segment, ils ont augmenté de 41 % en France par rapport à 2013. C’est un résultat encourageant dans la mesure où la période économique est difficile : nos clients regardent à deux fois avant de faire des investissements dans l’IT", assure Marc Genevois, directeur des opérations chez SAP France. En 2014, les groupes Atos, Bureau Veritas et Keolis ont ainsi rejoint le portefeuille de clients de l’éditeur. "La gestion du capital humain est un domaine dans lequel les entreprises migrent rapidement vers le cloud", constate-t-il. C’est la raison pour laquelle SAP formule un objectif ambitieux pour 2015 : enregistrer, sur ce segment, une croissance à trois chiffres.

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