Beau succès pour la première édition du iRecruit 2013


Le vendredi 05 juillet 2013 | Gestion des talents
Beau succès pour la première édition du iRecruit 2013 - D.R.

Jeudi 20 et vendredi 21 juin, plus de 600 responsables RH, venus de toute l’Europe, se sont rassemblés au RAI d’Amsterdam pour assister à la première édition du iRecruit 2013. Un événement très qualitatif organisé par l'équipe de HR Tech Europe.  Au programme : big data, réseaux sociaux et le futur des logiciels de gestion de CV.

La formule, bien rodée maintenant, des HR Tech Europe, a été appliquée avec succès à la question du recrutement cette fois. Des conférences plénières haut de gamme, des ateliers ciblés, des pauses consacrées à la visite des stands se sont enchaînés. Une trentaine de sponsors participait à cet événement parmi lesquels Oracle, Cornerstone, Broadbean, TalentSoft, SHL, Textkernel…

Le big data pour le sourcing

Si le big data est sur toutes les lèvres, les applications dédiées aux RH sont encore relativement rares. La solution bâtie par Broadbean pour Pepscico aux Etats Unis n’est pas passée inaperçue. Intuitive, elle permet de répondre à une question clé : quels job-boards choisir ? Les retours annuels de chaque site emploi sont présentés sous forme de graphiques reprenant les chiffres clés : visites générées, CV reçus, entretiens réalisés, offres faites, embauches conclues. En 2012, un célèbre site généraliste américain a ainsi généré 39 000 visites débouchant sur 18 embauches pour un budget total de 10 600 $. « Mieux vaut investir quelques milliers dollars dans un tel outil et en sauver des dizaines de milliers par la suite en utilisant les bons sites emploi pour les profils recherchés » a conclu Chris Hoyt, Director Global Talent Engagement chez PepsiCo.

Le recrutement sur les réseaux sociaux

Sans surprise, la question du retour sur investissement de la présence sur les réseaux sociaux était omniprésente.  Will Staney, directeur recrutement de SuccessFactors, a présenté des chiffres précis tirés d’une étude réalisée en 2012 sur un panel composé de plusieurs de leurs clients représentant 82 000 recrutements. LinkedIn est de loin la première source d’embauches avec 368 recrutements via la diffusion d’offres et 152 via la présence dans les groupes. Facebook a généré 219 recrutements et Twitter 10. Ces volumes ne représentent donc qu’un très faible 0,9 % du total des embauches. Un chiffre en fait à relativiser. 45 % des embauches, dans cette étude, viennent du site carrière. « Or un nombre important de candidats arrivent sur le site carrière des entreprises depuis les réseaux sociaux » avertit Will Staney. Les données brutes masquent, selon lui, l’influence réelle et grandissante des réseaux sociaux.

L’ATS rêvé


Les systèmes de gestion de candidatures (Applicant Tracking System) ont été enfin sous le feu des projecteurs. Les utilisateurs, à l’image de Groupon, société ayant réussi l’exploit de passer de 3 employés en 2008 à plus de 10 000 aujourd’hui, réclament des solutions très simples, déployables facilement à l’international et dotées de puissants outils de reporting. Des outils ouverts permettant de communiquer facilement avec les réseaux sociaux d’un côté et les SIRH internes de l’autre. Jérôme Ternynck a profité de cet événement pour lever le voile sur les nouveautés de SmartRecruiters. Utilisé par plus de 40 000 entreprises utilisatrices, cet ATS gratuit nouvelle génération est en forte croissance. « Notre trafic a été multiplié par 4 sur les 6 derniers mois, nous a-t-il confié. Nos clients ont créé plus de 200 000 offres d’emploi et nous captons 5 millions de CV par an. » Le modèle économique de SmartRecruiters repose sur la vente de prestations additionnelles. Le service de multiposting regroupe plus de 150 job-boards. La market-place pour les cabinets de recrutement, disponible depuis mai, rassemble déjà 300 sociétés. Et la place de marché pour les outils d’assessment vient d’ouvrir. Pour chaque service, un modèle de partage de revenus est proposé. « Notre force repose sur un algorithme unique permettant de classer les prestataires pour chaque besoin. Nous tenons compte de la performance quantitative et qualitative du fournisseur, de sa popularité, des retours des clients », nous a expliqué Jérôme Ternynck. L’outil va même devenir prédictif dans les prochaines mois : pour un poste donné, l’algorithme donnera par exemple, une estimation, par job-board, du nombre de CV de qualité qui seront reçus…

Laurent Pilliet

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