Vidéo - Les soft skills : comment les saisir ?


Le vendredi 03 avril 2015 | Outils d'évaluation

Le prestataire de solutions et de services de gestion de paie et de pilotage des RH, Meta 4, a mis en lumière l’épineuse question des soft skills dans le cadre d’une conférence donnée lors du Salon Solutions RH. Comment appréhender et mesurer ces compétences de savoir-être, par définition impalpables, et qui apparaissent pourtant comme la clé de voûte du talent management ?

"Pendant des années, il n’y avait point de salut si l’on ne devenait pas « chef ». Seul le meilleur technicien pouvait prétendre à cette fonction. Or, en management, il n’est pas seulement question de savoir-faire. Un bon manager est un chef d’orchestre : ce n’est pas lui qui joue le mieux d’un instrument, c’est celui qui sait les faire jouer ensemble. Tout le monde n’est pas fait pour être manager. Certains seraient plus à l’aise dans un rôle d’expert " observe Florence Kelhetter, DRH Groupe de Vivalto Santé, un groupement d’une quinzaine de cliniques privées. Les soft skills, comme l’empathie, l’écoute ou le sens de la communication par exemple, apparaissent en effet comme une condition sine qua non au succès d’un manager – et par ricochet, à la performance de l’entreprise.

Le savoir-être : une question d’attitudes

Jean-Louis Prata, Directeur de l’innovation à l’Institut de Médecine Environnementale puise dans les neurosciences cognitives pour apporter des réponses concrètes en matière de performance et de mieux-être au travail. Pour lui, les attitudes de l’Homme sont guidées par 4 niveaux de gouvernance : d’abord une couche instinctive – pour survivre – puis une couche grégaire qui régit les rapports de force. La couche émotionnelle est, quant à elle, commandée par le rapport plaisir / déplaisir : différencier les motivations primaires induites par le plaisir de faire des motivations secondaires, du plaisir du résultat, ou au contraire l’aversion à l’absence de résultat, afin d’évaluer la stabilité de la motivation. La dimension adaptative, enfin, détermine la capacité de l’individu à faire face à l’inconnu et à la complexité. Des éléments résolument clés pour appréhender les qualités d’un bon manager. Reste que, "les soft skills sont difficiles à capter. Des scientifiques ont décrypté les comportements au travers de plus de 10 000 échelles de mesure. Pour que ces compétences « molles » deviennent « dures », chaque entreprise doit d’abord s’interroger sur ses propres aptitudes clés : quels sont les leviers et les freins à la performance et à l’engagement dans son contexte stratégique, quels sont les leviers de la qualité de vie au travail ?" suggère Jean-Louis Prata. Bref, établir une cartographie sur mesure des métiers en intégrant les aptitudes de savoir-être.

Le data mining : un outil en or

"Le savoir-être se mesure difficilement dans l’échelle-temps des Financiers ; nous avons donc besoin à la RH de puissants outils technologiques, à la fois objectifs et qualitatifs, capables de traiter un grand nombre de données" explique Florence Kelhetter. L’enjeu : croiser le référentiel de soft skills établi par l’entreprise et les données de chaque collaborateur issues des évaluations et entretiens professionnels. Le data mining permet d’établir à la fois des chemins de carrière et des "succession plans". Et ainsi concrétiser le rêve de tout DRH : "avoir la bonne personne au bon endroit et au bon moment pour conjuguer épanouissement et performance" conclut Jean-Louis Pérol, Directeur du développement international de Meta4.

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