AG2R La Mondiale certifie le niveau d’orthographe de ses salariés


Le mardi 27 janvier 2015 | Test de recrutement
AG2R La Mondiale certifie le niveau d’orthographe de ses salariés - D.R.
A l’instar du TOEIC pour l’anglais, le Projet Voltaire mis en place au sein d’une société permet de certifier le niveau d’orthographe de ses salariés grâce à un simple outil d’entraînement en ligne, ludique et efficace. AG2R La Mondiale, groupe de protection sociale, a tenté cette aventure et a accepté de revenir sur cette expérience originale

« Avant de déployer ce projet en 2014, nous avions peu de demandes de formation concernant cette thématique de l’orthographe et de la grammaire », explique Alexandra Lange, directrice de la formation et de l’accompagnement du changement RH au sein de la DRH du Groupe AG2R La Mondiale. Pourtant les besoins sont bien là au regard des retours des managers et des directeurs qui se plaignent souvent d’écrits comportant des fautes d’orthographe. « Il est souvent difficile pour les collaborateurs, et ce quel que soit leur niveau, de reconnaître qu’ils ont des lacunes en orthographe et en grammaire. Ils peuvent également avoir l’impression de retourner sur les bancs de l’école quand ils partent en formation sur ce type de sujet », souligne Alexandra Lange. C’est donc sous l’impulsion de la direction générale que la directrice de formation décide de se lancer dans le Projet Voltaire. « Ce projet entrait parfaitement dans le cadre de notre plan d’entreprise intitulé Priorité Clients et dont l’objectif était de remettre le client au cœur de notre fonctionnement », précise Alexandra Lange.

Un concept adapté

« Le Projet Voltaire nous est très vite apparu comme la solution la plus adaptée car il se présente sous la forme d’un e-learning permettant aux collaborateurs de se retrouver seuls face à leur écran. C’est donc un concept parfait en termes de confidentialité et de bienveillance », met en avant la directrice de la formation. Autre atout non négligeable, le logiciel est intelligent et propose en amont des exercices toute une batterie de tests permettant de mesurer le niveau de l’utilisateur afin de lui offrir un parcours adapté à son niveau. « Le module de e-learning est attractif et assez ludique avec une bonne ergonomie », souligne Alexandra Lange. Et d’ajouter : « En termes de taux d’accès, nous avons eu de très bons retours et nous avons pu constater rapidement que les collaborateurs se prenaient au jeu en se connectant régulièrement à l’heure du déjeuner, par exemple ».

Le choix de la certification


En tout, 507 collaborateurs de AG2R La Mondiale ont choisi de participer au Projet Voltaire en 2014. La mise en place du projet s’est fait selon deux modalités : 173 en gestion individualisée et 234 en projet collectif. Au terme de 6 mois de pratique sur le module e-learning, le Projet Voltaire propose ensuite à ses clients volontaires de valider l’ensemble de leur parcours par une certification finale qui se déroule cette fois-ci en présentiel dans un centre dédié. « Nous avons opté pour cette certification finale, à l’issue de la formation, car cela donne au projet une plus grande dimension d’implication. Le collaborateur se sent alors obligé d’aller jusqu’au bout du processus. De plus, cette certification participe également de leur employabilité et représente un élément de reconnaissance qu’ils pourront ensuite afficher sur leur CV dans le cadre de mobilité interne », déclare la directrice de la formation. En avril dernier, sur 188 personnes inscrites, 164 ont ainsi passé la certification. Projet particulièrement fédérateur, tous les métiers et tous les niveaux y ont été représentés : fonctions support, assistantes, gestionnaires, managers ou encore directeurs… « Le Projet Voltaire a créé une émulation collective et a vraiment permis de dédramatiser le sujet de l’orthographe qui peut être très handicapant pour la progression professionnelle des collaborateurs », se réjouit la directrice de la formation. Un bilan très positif pour un projet qui a pourtant un coût : AG2R La Mondiale a ainsi investi 75 000 euros pour l’achat de 572 licences. « Même si le coût n’est pas neutre, je pense que le retour sur investissement pour nos collaborateurs est bien réel. Nous allons d’ailleurs poursuivre le projet », conclut Alexandra Lange.

Stéphanie Marpinard

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