Craigslist tire 96 millions de dollars de ses offres d’emploi


Le jeudi 20 octobre 2011 | Emploi
Craigslist tire 96 millions de dollars de ses offres d’emploi

Selon un rapport du groupe AIM, les annonces emploi du site Craigslist.org, désormais payantes dans 19 villes du monde, ont rapporté 96 millions de dollars en 2011. Le passage de la gratuité au payant pour certaines annonces n’a donc pas nui à ce site atypique.

Dès sa création en 1995, Craigslist détone par son modèle original : gratuité des annonces, modération quasi inexistante, mise en page rudimentaire. Mais ce qui n’était au départ qu’un site d’annonces locales pour la région de San Francisco propose aujourd’hui tous types d’annonces dans plus de 500 villes du monde. Devant le succès de la formule et pour payer le salaire d’un nombre plus important de collaborateurs, Jim Buckmatser, président de Craigslist, a décidé de rendre payantes les annonces emploi de 19 villes, parmi lesquelles San Francisco, New York, Boston ou encore Seattle et Washington.

Des prix très peu élevés

Au vu des résultats du rapport d’AIM consacré à Craigslist, la formule est un réel  succès puisqu’elle a rapporté 96 millions de dollars à la société américaine, rien qu’en 2011. C’est 48% de plus qu’en 2010. Elle a aussi permis de réduire le nombre d’offres d’emploi frauduleuses. Quant aux frais pour pouvoir poster une offre d’emploi dans les 19 villes concernées (25$ en moyenne), ils restent inférieurs à ceux demandés par d’autres sociétés pour des services similaires. Enfin, pour les recruteurs, poster une annonce sur Craigslist reste un gage de visibilité exceptionnel. Avec 50 millions de visiteurs uniques et autant d’annonces postées chaque mois, le site est le leader incontesté des petites annonces tous médias confondus et le septième site le plus visité aux Etats-Unis.

Un exemple pour la France ? 

De là à penser que les sites de petites annonces gratuites en France comme LeBonCoin ou Vivastreet, pourraient opter pour une formule payante, il n’y a qu’un pas. Jean-Yannick Pons, le fondateur de Vivastreet, n’est toutefois pas prêt à le franchir. « Nous souhaitons développer la section emploi du site mais sans monétiser la chose, on essaie de garder un caractère social ». Pas même pour éviter les annonces frauduleuses ? « Nous ne recevons pas autant d’annonces que Craigslist et nous modérons nous-mêmes toutes les annonces déposées sur le site ». Pour Jean-Yannick Pons, la gratuité est donc un choix bien réfléchi qui a de beaux jours devant lui.

Fiona Collienne

Transférer cet article à un ami