La France et le Royaume-Uni, champions de la mobilité


Par Aurélie Tachot | le mercredi 20 avril 2016 | Site emploi généraliste
La France et le Royaume-Uni, champions de la mobilité

Une étude réalisée par Indeed révèle qu’à l’échelle européenne, la France est l’un des pays les plus convoités par les chercheurs d’emploi. Le revers de la médaille, c’est qu’en parallèle, un nombre croissant d’actifs cherche à quitter l’Hexagone, notamment au profit du Royaume-Uni, qui s’affiche comme la nouvelle terre promise pour les travailleurs européens.

L’Europe attire… l’Europe

Les Etats-Unis et le Canada sont loin d’être les seuls pays à attirer les travailleurs européens ! D’après l’Indeed Hiring Lab, qui a analysé, entre janvier et septembre 2015, les requêtes formulées par les utilisateurs de son méta-moteur, "95 % des recherches d’emploi effectuées en Europe concernent les pays de l’Union Européenne", indique Paul d’Arcy, vice-président senior chez Indeed. Cinq pays regroupent, à eux seuls, les trois quarts des recherches : le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique. Seuls les Danois et les Luxembourgeois s’intéressent en priorité aux Etats-Unis avant leurs voisins européens.

La France a la cote

Cocorico ! La France arrive en seconde position des pays les plus convoités par les travailleurs européens, d’après l’étude d’Indeed. C’est juste après le Royaume-Uni mais loin devant l’Allemagne. Dans l’Hexagone, tout n’est pas rose pour autant puisqu’il y a davantage d’actifs à quitter le pays qu’à vouloir y travailler. "Le Royaume-Uni est l’un des rares pays européens à avoir un score net positif", souligne Paul d’Arcy, c’est-à-dire à dénombrer davantage de travailleurs entrants que de sortants. A noter que l’éventuelle sortie du territoire britannique dans le cadre du "Brexit" pourrait entièrement rebattre les cartes de la mobilité à l’échelle européenne.

Les petits pays suscitent de l’intérêt

Les pays de petite taille tels que la Belgique, les Pays-Bas et l’Irlande n’ont rien à envier aux plus grands. Ces derniers suscitent un intérêt tout aussi important que l’Italie et l’Espagne, selon le méta-moteur américain, qui enregistre 6 millions de visites mensuelles en France. "La taille d’une économie n’est donc pas forcément un argument important pour les candidats tentés par une mobilité", insiste le vice-président. Les petits pays ayant une économie florissante ont donc leur carte à jouer. Libre aux entreprises qui y sont installées de prendre en compte les attentes et les préférences des travailleurs européens pour faire la différence et remporter la guerre des talents.

Les raisons de départ sont personnelles

Les facteurs poussant les travailleurs européens à chercher du travail en dehors de leurs frontières sont extrêmement variés. "Et ne sont pas nécessairement liées à des perspectives professionnelles", note Paul d’Arcy. Six des 10 raisons évoquées sont personnelles, d’après Indeed. Pour 65 % des actifs, la volonté de vivre une expérience personnelle est le premier critère de motivation. Tout comme celui d’avoir une meilleure qualité de vie (55 % des réponses) et de s’adapter à une nouvelle culture (54 %). Se voir offrir de meilleures opportunités de carrière ainsi qu’améliorer ses perspectives salariés est une priorité pour respectivement 59 % et 56 % des sondés.

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