82% des recruteurs peinent à recruter certains profils


Le mercredi 11 mars 2015 | Publi-reportage - Site emploi généraliste
82% des recruteurs peinent à recruter certains profils

Comme chaque année, RegionsJob décrypte les pratiques des recruteurs avec sa grande enquête recrutement. Quels médias sont les plus utilisés en France pour recruter ? Quels sont les métiers les plus difficiles à embaucher ? Combien d'entreprises ont trouvé de nouveaux collaborateurs sur les réseaux sociaux ? Les réponses dans le crû 2015 de cette étude riche et dense

Choisir le bon candidat

Face à l’impossibilité de trouver le candidat répondant à 100 % des critères de poste, les recruteurs ont témoigné sur les concessions qu’ils sont prêts à faire : c’est d’abord le niveau d’études (35%), les années d’expérience (27%), puis enfin la formation (25%). Sur quoi les recruteurs ne sont-ils pas prêts à transiger ? Sur les compétences exigées. 39% des recruteurs déclarent contacter souvent les anciens employeurs des candidats reçus en entretien, pour obtenir ou vérifier des recommandations. Moins utilisée que la prise de références, la Googlisation et les recherches en ligne sur les candidats (utilisée seulement par 11% systématiquement) sont des facilitateurs de la prise de décision.

Selon 63% des recruteurs, des expériences courtes et multiples feront pencher la balance du mauvais côté. Vient ensuite le « trou sur le CV ». Les éléments valorisants : des expériences détaillées sur le CV et une motivation en entretien. À l’issue de l’entretien et afin de faire un choix entre deux candidats, les recruteurs ont confiés qu’ils s’appuient d’abord sur la motivation (à 87%), le dynamisme (à 73%) puis à la bonne présentation (à 42%).

« Depuis des années le marché de l’emploi vit un paradoxe avec d’un côté un fort de taux de chômage et de l’autre des entreprises qui ont du mal à recruter certains profils déclare Gwenaëlle Quénaon-Hervé, Directrice Générale adjointe de RegionsJob. Il est désormais important que le monde de l’entreprise favorise la reconversion professionnelle de ses collaborateurs, en les accompagnant dans les bons choix de formation et que ces dits collaborateurs osent changer pour se tourner vers les postes pénuriques » conclut Gwenaëlle Quénaon-Hervé.

Trouver le candidat idéal

Réalisée chaque année depuis 2010, cette enquête apporte des enseignements sur l’évolution du recrutement sur les cinq dernières années, et les sites emplois restent le 1er outil le plus utilisé par les recruteurs. La conjoncture de l’économie affecte les modes de recrutement : en 2010, année de reprise des embauches après la crise de 2009, les entreprises cherchaient des profils expérimentés grâce aux cabinets. Inversement, en 2014, Pôle emploi et l’Apec connaissent un certain regain de vigueur, sans doute lié à la réduction des budgets des entreprises.

Pour diffuser leurs offres, les recruteurs plébiscitent les sites d’emploi : utilisés par 88% des recruteurs en 2010, ils sont aujourd’hui 87%. Les sites Internet d’offres d’emploi sont en outre les plus efficaces, jugés efficaces par 95% des sondés. Plus d’un tiers des entreprises ont mis en place un système de primes pour les collaborateurs qui leur apportent des profils intéressants. Ce nouvel processus de sourcing répond à une problématique de profils pénuriques : 82% des recruteurs interrogés affirment avoir du mal à recruter certains métiers. Les 3 profils qui posent le plus de problèmes sont les commerciaux, les ingénieurs et les informaticiens.

Enfin, si les réseaux sociaux (passés de 47 à 53 % depuis 2010) restent sur la durée un outil secondaire dont l’usage n’explose pas, ils se sont fait une place dans les outils complémentaires. En effet, deux tiers des recruteurs les expérimentent désormais, dans une optique différente des jobboards : ils servent surtout à la chasse de têtes et à la communication RH, pour donner de la visibilité aux recrutements qui restent déployés sur des supports traditionnels.

Pour accéder à l’étude, cliquez ici

Méthodologie : Enquête réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 346 professionnels des Ressources Humaines, du 2 au 27 avril 2014.

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