Future of Work : que faut-il retenir de l'édition 2019 du CES de Las Vegas ?


Le vendredi 25 janvier 2019 | SIRH SaaS
Future of Work : que faut-il retenir de l'édition 2019 du CES de Las Vegas ? - D.R.

Avec 180 000 visiteurs et 2 millions de m2 de surface d’exposition, le Consumer Electronic Show est le plus grand salon du monde dédié à l’innovation technologique. Plutôt destiné au grand public, le CES accueille beaucoup de start-up, mais finalement assez peu d’acteurs des RH. Reste que certaines tendances observées sur place font directement écho aux transformations du travail et des modes de formation.

4500 exposants venus du monde entier se sont réunis du 8 au 11 janvier dernier autour du World Trade Center de Las Vegas pour la grand-messe annuelle de la technologie. Parmi les stars du salon, les GAFA qui se livrent une lutte sans merci autour des assistants virtuels (Amazon Alexa, Google Home). Ou les grands équipementiers comme LG, Samsung ou Sony qui dévoilent des écrans de télévision ou de smartphone toujours plus sophistiqués (pliables, flexibles, ultra-haute définition en 8k, etc.) Des innovations a priori très « BtoC », mais qui devraient impacter tôt ou tard les usages en entreprise.

« Cette année, nous avons vu beaucoup d’initiatives liées au wellness, avec des nouveaux types de sièges par exemple. Nous avons aussi vu naître une tendance autour de l’auto-production alimentaire, avec cette volonté d’être plus autonome, moins polluant, de miser sur les circuits courts », analyse, Matthieu Beucher, CEO de la start-up bretonne Klaxoon. Des questions liées à responsabilité environnementale et à la QVT qui s’inscrivent de plus en plus clairement dans les stratégies de marque employeur des entreprises.

L’aventure américaine de Klaxoon

Pour sa quatrième participation au CES, Klaxoon n’était pas logée à Eureka Park, l’immense hall destiné aux jeunes pousses. Elle a été « promue » dans le nouveau West Gate Paradise Center, aux côtés d’autres grandes entreprises technologiques BtoB. L’occasion pour les Rennais de lancer la nouvelle version de leur solution de travail en équipe, Klaxoon 3, et d’inaugurer un road trip aux Etats-Unis pour démocratiser leur motto : la meeting revolution. « Nous avons commencé une tournée avec un camion de 18 mètres de long, qui fera escale dans 16 villes américaines », indique Matthieu Beucher. Klaxoon avait ouvert des bureaux à New York dès 2017.

La French Tech en force

Du côté d’Eureka Park, difficile de rater les Français, puisque près de 400 start-ups avaient fait le déplacement. Parmi elles, Skillogs, invitée par l’agence Paris Région dans le pavillon French Tech, est venue présenter sa plateforme e-learning personnalisée grâce à l’IA. « Nous étions un peu inquiets à l’idée d’exposer dans un si grand salon consumer. Finalement, nous avons rencontré une centaine de personnes plutôt qualifiées. Le bilan est positif car nous avons décroché 5 rendez-vous avec des grands comptes français suite au CES. On a fait 9000 kms pour se revoir à Paris ; on y était préparé, c’est le jeu », explique Raphaël Moraglia, CEO de Skillogs. L’an prochain, la start-up entend bien retourner à Las Vegas, mais pas forcément sous le label French Tech. « L’idée serait plutôt de structurer plusieurs acteurs internationaux autour d’un pôle Education & Techno, avec l’association EdTech France dont nous sommes cofondateurs », indique Raphaël Moraglia.

D’autres start-up françaises, potentiellement intéressantes pour les professionnels RH, ont été aperçues cette année au CES, comme par exemple :

  • Bcdiploma : une solution blockchain qui dématérialise et automatise la délivrance d’attestations certifiées,
  • Beekast : une plateforme d’animation des réunions et des formations, qui comme Klaxoon, entend lutter contre la réunionite,
  • Marmelade : une application mobile qui propose de développer la culture générale des utilisateurs en promettant de leur apprendre quelque chose à chaque fois qu’ils déverrouillent leur smartphone…
  • Glowbl : une solution de visio-conférences, permettant notamment d’animer des formations à distance et des classes virtuelles.

 

 

Gaëlle Fillion

Transférer cet article à un ami