"Aragon-eRH est une pépite qui a besoin d’éclore !", Isabelle Saffar, Aragon-eRH


Par Aurélie Tachot | le mercredi 14 mars 2018 | SIRH SaaS
"Aragon-eRH est une pépite qui a besoin d’éclore !", Isabelle Saffar, Aragon-eRH

Une femme à la tête d’une entreprise d’édition de logiciels… Le fait est suffisamment rare pour être souligné ! En début d’année, Isabelle Saffar a renoué avec le monde des RH en s’emparant du poste de directrice générale d’Aragon-eRH. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a des projets plein la tête. Analyse prédictive, machine learning, chatbot... Focus sur la feuille de route de l’éditeur, qui commercialise un SIRH 100 % cloud.

Pouvez-vous présenter votre parcours ?

J’ai l’ADN d’une entrepreneuse ! Très jeune, j’ai créé une start-up dans le monde du logiciel RH – Cegape – qui s’est rapidement positionnée comme leader français dans le secteur public. Après avoir revendu cette société et été business angels, j’ai rejoint Sopra Steria, où j’étais la n°2 de la division qui éditait, à l’époque, le SIRH Pléiades. J’ai également travaillé au sein de sa branche dédiée à l’intégration de systèmes d’information. Fin 2015, j’ai décidé de quitter le domaine du logiciel RH pour me tourner vers celui de la formation. J’ai intégré les équipes IT de Cegos. Comme je ne m’y épanouissais pas, je suis finalement revenue à mes premières amours : le monde du SIRH.

Comment avez-vous découvert Aragon-eRH ?

J’ai contacté plusieurs fonds d’investissement et cabinets de conseils afin de les sonder sur les pépites RH du marché. On m’a alors cité Aragon-eRH, que je ne connaissais pas. Il s’est avéré que son président Jean-Marc Satta cherchait justement un directeur général. Le timing a donc été parfait ! J’ai ainsi découvert une société discrète, même si elle est rattachée à l’une des plus grosses ESN, Econocom, mais aussi un produit ayant un spectre fonctionnel très large, couvrant l’ensemble des processus RH sauf la paie et ayant une proposition de valeur unique en France.

Quelles sont les spécificités de ce SIRH à vos yeux ?

La première, c’est que le SIRH est « user-centric ». Dans chacun des 80 pays où il est déployé, il part de données locales spécifiques pour ensuite les remonter au niveau global, tout en étant « compliant » d’un point de vue réglementaire. L’approche n’est donc pas « top-down » comme chez certains éditeurs. La seconde spécificité, c’est qu’il est simple à paramétrer : ce n’est pas une usine à gaz. La troisième, c’est qu’il n’est pas un agrégat de solutions : c’est un outil qui a, dès le début, été conçu sur un spectre fonctionnel exhaustif (le dossier collaborateur, la gestion des talents...), ce qui garantit un taux de fiabilité important quant à la qualité et la sécurité des données.

Quelle est votre vision pour Aragon-eRH ?

Ma vision, c’est qu’Aragon-eRH, qui a enregistré une croissance de 300 % ces deux dernières années, est une pépite qui a besoin d’éclore ! Jusqu’ici, la société n’était pas versée dans le marketing et la communication. Mes objectifs sont donc de l’y emmener, d’accélérer le développement business de la solution, et de gagner des parts de marché en France comme à l’international. Pour les atteindre, cela passera par des recrutements. Nous avons commencé à étoffer notre équipe commerciale, qui était jusqu’ici réduite. En plus de nous appuyer sur le marketing de notre maison mère, nous avons également créé une division entièrement dédiée à ce sujet.

Par quels projets techniques cette vision se concrétisera-t-elle en 2018 ?

En 2018, nos axes d’innovation sont tournés vers l’automatisation des processus RH, le coffre fort et la signature électroniques ainsi que les chatbots. Nous avons également un gros chantier en cours sur le machine learning. De nombreux éditeurs ont une position très statique sur l’analyse de la donnée. Pour notre part, nous travaillons sur sa valeur prédictive dans le workforce management. L’idée étant de pouvoir analyser des données, dans une logique prédictive, afin de suggérer des actions RH aux utilisateurs. Ce chantier est d’autant plus intéressant qu’il devrait optimiser le travail des services RH, qui est encore trop souvent perçu comme un centre de coûts.

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