StratX surfe sur le segment des business simulations


Le mardi 06 janvier 2015 | Serious game
StratX surfe sur le segment des business simulations - D.R.
Le groupe international de formation StratX a beau avoir soufflé, en octobre dernier, sa 30e bougie, il n’en demeure pas moins un acteur innovant. S’il a su gagner, au fil des années, ses lettres de noblesse, c’est qu’il s’appuie sur la business simulation, une méthode pédagogique basée sur l’expérimentation et adaptée aux problématiques de transformation des entreprises

Apprendre, pratiquer, appliquer : voici comment résumer la méthode pédagogique du groupe StratX, spécialisé dans les formations en management et en leadership de marché à destination des cadres supérieurs et des dirigeants. Plutôt que de trancher entre une offre de formation tout numérique et une autre purement traditionnelle, StratX a décidé de ne retenir que le meilleur des deux mondes. « Les formations en e-learning suscitent peu d’engagement de la part des équipes et requiert une discipline personnelle difficile à garder sur la durée. Nous avons donc développé des dispositifs mixant différentes modalités d’apprentissage. Notre approche est basée sur l’action : nous nous attachons à créer une atmosphère de laboratoire d’apprentissage, au sein de laquelle nos apprenants peuvent mettre en pratique, de manière ludique, les principes que nos consultants leur ont enseignés », explique Laurent Bonnier, associé chez StratX. Cette approche pragmatique, qui repose sur la notion d’expérimentation, est tout droit issue de l’imagination d’un… universitaire : Jean-Claude Larréché, professeur à l’INSEAD, qui a fondé la société StratX il y a 30 ans, avec la volonté de « toucher un public plus large que celui des écoles de commerce et de permettre aux programmes académiques, parfois rigides, de trouver un écho dans la sphère opérationnelle de l’entreprise », préciseLaurent Bonnier.

Des mises en situation autour d’un scénario

Un pari remporté puisqu’en conjuguant l’excellence académique avec l’expérience de la simulation, le groupe de formation a convaincu une vingtaine de grands comptes parmi les entreprises du Fortune 500 (L’Oréal, Safran, Pepsico) et plus de 500 business schools, grâce, notamment, à ses business games. Si la société, qui vise une croissance de 20 % de son chiffre d’affaires en 2015, a réussi à se faire une place sur le marché de la formation, c’est aussi parce que les entreprises font face à des situations de transformation nécessitant des accompagnements. « Les dirigeants font appel à nous pour impulser un changement dans leur management, tourner leurs équipes vers leur marché, former leurs collaborateurs à de nouveaux process », illustre-t-il. La société, qui dispose de bureaux à Paris et Boston, a, par exemple, accompagné un groupe pharmaceutique suisse né de la fusion de deux concurrents. « Nous sommes intervenus à tous les niveaux managériaux, à la R&D, au marketing, à la stratégie… Notre rôle a été de fédérer les équipes en combinant apprentissage et jeu. Puisque la pratique constitue près de 70 % du savoir, nous avons simulé le lancement d’une nouvelle molécule sur le marché », raconte Laurent Bonnier. Un exercice réaliste de plusieurs jours customisé pour le groupe qui a permis aux cadres de se projeter en tant qu’équipe et de retenir plus durablement les concepts abordés en présentiel et en e-learning.

Aurélie Tachot

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