Les jeux sérieux à l’assaut des jeunes diplômés


Le mardi 23 février 2010 | Serious game
Les jeux sérieux à l’assaut des jeunes diplômés

Les grandes entreprises en quête de jeunes diplômés sont de plus en plus nombreuses à surfer sur la vague des « serious game ». Un outil séduction récemment adopté avec succès par Carrefour et L’Oréal.

Pour François de Wazières, directeur international du recrutement de L’Oréal, la voie des « serious game » rejoint bien la génération Y. « C’est sans doute la génération la plus performante que l’entreprise n’ait jamais rencontrée. Elle est internationale, « multizappeuse » d’informations, porteuse d’optimisme et créative », déclare-t-il. Forte de cette idée, l’entreprise de produits de beauté a lancé début février « Reveal by L’Oréal ». Son objectif : présenter les différents métiers offerts par le groupe afin de trouver quelques 800 stagiaires à travers le monde.

Ressemblant à s’y méprendre à un jeu vidéo, « Reveal by L’Oréal » demande aux étudiants de réfléchir à leur situation professionnelle d’ici cinq ans. Ils ont ensuite le choix entre cinq portes derrière lesquelles sont développés les principaux types d’emplois de la société. Plus de 20 000 jeunes se sont inscrits dès la première semaine d’activité du jeu.

Découvrir un métier de façon ludique

Avec « Positif Game » lancé en décembre dernier, le groupe Carrefour a misé sur une formule un peu différente, mais son jeu sérieux avait les mêmes visées : attirer les jeunes candidats prometteurs. Plus de 3 500 étudiants provenant de 25 écoles se sont ainsi affrontés sur des questions de marketing, de finance et de management. Après des épreuves de sélection en ligne, les meilleures équipes se sont retrouvées à Paris début février pour la grande finale. Trois prix de 3 000 €, 2 250 € et 1 500 € ont récompensé les trois premières.

Avec cette opération, Carrefour visait un double objectif : faire découvrir les différents métiers offerts par le groupe de façon ludique tout en nouant des liens avec des jeunes diplômés intéressés par les valeurs de la société.

Jean-Michel Nahas

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