Yupeek, le réseau social des jeunes diplômés, souffle sa 2e bougie


Le jeudi 18 juillet 2013 | Réseaux Sociaux
Yupeek, le réseau social des jeunes diplômés, souffle sa 2<sup>e</sup> bougie - D.R.

L’idée germe en 2010 à Nancy : deux colocataires en recherche de stage imaginent un réseau social professionnel destiné aux étudiants et jeunes diplômés, sur lequel ils pourraient trouver des offres qui leur correspondent. Le site est mis en ligne en mai 2011. 2 ans plus tard, Yupeek rassemble quelques 85 000 profils de candidats, 150 écoles et 2400 recruteurs. Le point sur les ambitions de ce réseau social qui monte.

Objectif : 150 000 profils fin 2013

A l’image d’un Viadeo de niche, Yupeek a vocation à générer des contacts entre étudiants, écoles et entreprises à travers une plateforme web professionnelle. Fondé par Tarek Moutawakkil et Thomas Poumarède, le site a connu un boom depuis son lancement, avec un CA en progression de 400 % l’an dernier. « Nous visions le même niveau de croissance pour 2013 » explique l’ambitieuse start-up. Son business model est essentiellement fondé sur les revenus générés par les entreprises clientes. Pour la diffusion d’une annonce d’emploi, il en coûte en effet 89 €, avec un prix d’appel à 39 € pour les TPE. L’accès à la profilthèque est quant à lui facturé 150 € la semaine ou 2700 € l’année. Il est complété par une offre « marque employeur », dont la version premium est affichée à 400 € par mois. « Nous comptons sur une accélération des inscriptions en 2013 notamment grâce à l’effet de la rentrée, et à notre jeu concours La Meilleure école de France qui a eu beaucoup de succès cette année » commente Thomas Poumarède.

Une levée de fonds de 160 000 €

Le réseau social a bénéficié d’un renforcement de son capital fin 2012 suite à un tour de table auprès de business angels lorrains. « Cela nous a notamment permis de développer l’équipe commerciale » précise le co-fondateur. Actuellement, 1400 annonces d’emploi sont diffusées chaque mois sur Yupeek. C’est presque 4 fois plus qu’au début de l’année. « Nous avons signé avec des gros comptes, comme BNP Paribas, Bouygues ou Randstad » se félicite le dirigeant. 43 000 mises en relation qualifiées ont été comptabilisées depuis le lancement, dans le cadre d’une recherche d’emploi ou de stage. Un levier qui semble efficace, donc. Yupeek propose par ailleurs gratuitement l’interfaçage de sa plateforme avec les ATS. Quant au chantier mobile, il ne devrait pas être déployé avant le premier semestre 2014. Crée quelques mois avant Yupeek, le réseau social Wizbii, s’est développé peu ou prou sur le même créneau. « Ils proposent des événements sur les campus alors que notre stratégie est 100 % web » relativise Thomas Poumarède.

Gaëlle Fillion

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