« Glassdoor dispose de la communauté la plus grande en matière d’utilisateurs », Robert Hohman, Glassdoor


Le jeudi 08 janvier 2015 | Réseaux Sociaux
"Glassdoor dispose de la communauté la plus grande en matière d’utilisateurs", Robert Hohman, Glassd - D.R.
Créé en 2008 aux Etats-Unis, le site Glassdoor, dont l’ambition est de recueillir des avis sur la manière dont les futurs salariés sont recrutés et rémunérés, vient de boucler une levée de fonds d’un montant de 70 millions de dollars. Son objectif ? Réinventer la recherche d’emploi en forçant les entreprises à faire preuve de transparence, comme l’explique Robert Hohman, co-fondateur de Glassdoor

Pouvez-vous présenter Glassdoor ?

Glassdoor est une communauté gratuite et anonyme dédiée à la recherche d’emploi au sein de laquelle les candidats peuvent découvrir les coulisses de plus de 340 000 entreprises de 190 pays, notamment les niveaux de rémunérations et de primes qu’elles proposent, le déroulement des entretiens d’embauche, les évolutions de carrière, l’ambiance au sein des équipes… Notre mission est d’aider les candidats à trouver un poste dans une entreprise qu’ils apprécient. Nous leur proposons également l’ensemble des offres d’emploi disponibles sur le marché.

Quelle typologie d’entreprises visez-vous ?

Nous nous adressons à l’ensemble du marché, que ce soit dans le secteur public, de la finance, du droit, de la santé, de la banque, de la défense, des assurances… Comme la sphère de l’hôtellerie et de la restauration avec l’avènement des sites TripAdvisor et Yelp, celle de l’entreprise n’a d’autre choix que d’être transparente. En adoptant cette posture, les recruteurs peuvent toucher de meilleurs profils, appréhender la façon dont les collaborateurs perçoivent leur entreprise et mesurer l’attrait de leur marque employeur, en se basant sur les atouts et les faiblesses cités par les internautes.

Glassdoor vient de boucler une levée de fonds de 70 millions de dollars. Quels projets allez-vous développer grâce à ce montant ?

Nous sommes très excités par ce tour de table de 70 millions de dollars, réalisé auprès de Google Capital et de nos investisseurs historiques Tiger Global, Battery Ventures et Sutter Hill Ventures. Nous allons pouvoir continuer à mener notre mission et renforcer notre positionnement en tant que l’une des plus grandes plateformes de recrutement au monde. Grâce à ce capital supplémentaire, qui nous permet d’élever à 160 millions de dollars le financement de Glassdoor, nous prévoyons d’intensifier nos investissements stratégiques et d’accélérer le développement international de Glassdoor.

En octobre dernier, Glassdoor a annoncé son lancement en France. Pourquoi avez-vous choisi ce marché ?

Avant notre lancement, plus de 10 000 avis avaient déjà été postés sur Glassdoor.com, depuis la France, à propos de multinationales françaises ou de firmes étrangères implantées en France. Puisque nous étions en contact avec des entreprises françaises, nous avons saisi l’opportunité de nous lancer sur ce marché - le premier pays non-anglophone sur lequel nous nous lancions -, en adaptant notre site aux spécificités locales en matière de rémunération. Sa progression dépasse aujourd’hui nos attentes. Depuis son lancement en France, environ 500 000 personnes l’ont consulté.

Des initiatives ressemblantes existent déjà en France, notamment Link Finance et Meilleures Entreprises. Quelle est votre valeur ajoutée par rapport à ces sites ?

L’échelle de marché est différente. Glassdoor dispose de la communauté la plus grande en matière d’utilisateurs - 27 millions de membres inscrits dans le monde - , ce qui nous laisse penser que nous répondons mieux aux besoins des candidats comme des entreprises. Ensuite, le site diffuse près de 100 000 offres d’emploi, collectées auprès de plusieurs plateformes de recrutement partenaires comme Monster et Adzuna, de journaux ou des sites carrières des entreprises. En venant sur Glassdoor.fr, les demandeurs peuvent donc avoir une vue générale des opportunités disponibles.

Quelles sont les prochaines étapes pour Glassdoor ?

Après avoir lancé Glassdoor au Royaume-Uni puis, plus récemment, en France, où nous prévoyons d’ouvrir des locaux en 2015, nous devrions continuer de concentrer nos efforts sur l’Europe de l’Ouest, notamment la Suisse, la Belgique, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne, toujours dans l’optique d’aider les demandeurs d’emploi à mieux comprendre les entreprises et d’encourager les employeurs à mieux communiquer sur leur vision. Nous devrions également lancer des solutions de recrutement permettant aux sociétés de promouvoir leurs offres.

Aurélie Tachot

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