Tribune  : l’impact de la réforme de la formation professionnelle


Le lundi 07 octobre 2013 | Réforme formation
Tribune : l’impact de la réforme de la formation professionnelle - D.R.
A peine entamées, les négociations entre les représentants des syndicats et du patronat à propos de la réforme de la formation professionnelles sont déjà houleuses. Quelle qu’en soit l’issue, l’enjeu est de taille : la possible révision de l’obligation fiscale annuelle des employeurs pourrait donner une nouvelle orientation à la fonction formation, davantage tournée vers le pilotage

La réforme de la formation professionnelle, qui devrait aboutir sur un projet de loi d’ici 2014, n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre. Outre l’impact qu’elle aura sur l’accès à la formation pour les salariés, elle devrait bousculer l’organisation des départements formation des entreprises. Si la contribution de 0,9 % disparaît, les entreprises comme les organismes de formation pourront s’affranchir de la notion d’imputabilité. Les préoccupations administratives liées à la justification d’une « dépense obligatoire » et à la prise en charge par les OPCA s’effaceront. Demeureront les obligations de l’employeur d’adapter les salariés aux exigences de leur poste de travail et d’anticiper l’évolution de emploi ou leur maintien dans l’emploi. Les acteurs impliqués pourraient alors se recentrer sur la conception de dispositifs d’apprentissage innovants. Car en plus de brider l’innovation pédagogique des responsables de formation et des organismes prestataires comme Cegos, les dispositions actuelles semblent freiner la pleine prise de possession, par les salariés,  de leur propre parcours de formation. Jusqu’ici trop accaparés par des tâches administratives, les responsables de formation devraient voir le cœur de leur activité évoluer. Ils pourraient alors se recentrer sur l’articulation de leur offre de formation aux enjeux business et aux besoins des collaborateurs.

Un Executive Master« Management de la formation »

Pour aider les acteurs de la formation à évoluer au gré des réformes qui les concernent, Cegos et l’Université Paris-Dauphine ont lancé en partenariat, en 2010, l’Executive Master « Management de la formation ». Ce diplôme de niveau Bac+5 est destiné aux responsables ou futurs responsables de formation, aux professionnels des ressources humaines, aux dirigeants d’organismes de formation et aux responsables de développement des OPCA.

Cet Executive Master est né de deux constats :

  • la fonction formation peine à trouver sa pleine légitimité au sein des entreprises. Or, elle est un outil majeur du développement des compétences, et par là-même de la compétitivité et de l’innovation.
  • S’il existe d’autres troisièmes cycles dans le domaine, ils sont généralement dédiés à l’ingénierie de la formation. Or, pour répondre aux défis actuels du management de la formation, trois axes doivent être associés : la définition d’une politique formation articulée à la stratégie de l’organisation, le pilotage et l’ingénierie de dispositifs efficaces et innovants. Cegos a donc construit le diplôme en articulant ces trois axes.
  • A noter que pour permettre aux publics ciblés de suivre ce programme, l’Executive Master s’organise sur une période de 12 mois répartis en 14 sessions de trois jours etassocie cours en présentiel, modules à distance, conférences, témoignages et études de cas.

Prochaine réunion d’information :
Mercredi 16 octobre - Université Paris-Dauphine


Pour plus de renseignements sur l’Executive Master Management de la Formation de l’Université Paris Dauphine développé en partenariat avec Cegos : cliquez ici.

A propos de l’auteur : Ancienne directrice des ressources humaines dans l’industrie, Mathilde Bourdat est aujourd’hui manager d’offres et d’expertise au sein du groupe Cegos. Elle est en charge des formations continues s’adressant aux formateurs et aux responsables de formation.

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