Avec son chatbot, Walt promeut l’alternance


Le jeudi 20 décembre 2018 | Réforme formation
Avec son chatbot, Walt promeut l’alternance - D.R.

Populariser l’alternance auprès des jeunes, des familles et des entreprises : telle est l’ambition de Walt, l’un des rares portails consacrés à cette modalité de formation. Lancé fin novembre, l’outil soutenu par Opcalia/Octalia et l’ANAF, est à l’initiative de cinq réseaux de CFA : l’AFTRAL, Maisons familiales et rurales, les Compagnons du devoir, l’IGS et RenaSup.

Du CAP au Baccalauréat professionnel en passant par le BTS, le DUT, la Licence ou encore le Master, l’alternance séduit. En juin 2017, la France comptabilisait, d’après le Ministère du Travail, 410 600 jeunes en contrat d’apprentissage. Soit une augmentation de 7 % par rapport à juin 2016. Pourtant, si Internet regorge de pages relatives à l’alternance, peu de sites lui sont intégralement dédiés. Un manque désormais comblé par Walt. « Jusqu’alors, chaque centre de formation pouvait renseigner un jeune sur ses propres cursus en apprentissage. Mais il rencontrait des difficultés lorsqu’il s’agissait de le renseigner sur un panorama complet des métiers accessibles par ce bais. Avec Walt, toutes les formations de ce type sont désormais répertoriées sur un seul portail  », explique Jean-Claude Bellanger, secrétaire général des Compagnons du devoir et porte-parole de Walt. Une fois inscrit, le futur étudiant trouve donc toutes les informations relatives au métier envisagé. Il peut aussi entrer en contact avec un centre de formation. « 78 % de jeunes formés par ce biais trouvent un emploi dans les 6 mois qui suivent l’obtention de leur diplôme. Résultat : 70 % des parents sont désormais favorables à ce que leurs enfants se forment par ce biais », précise-t-il.

Des contrats d’apprentissage géolocalisés

« Est-ce que l’alternance est faite pour moi ? », « Quelle orientation me correspond le mieux ? », « Quels sont mes droits ? » Pour faire face aux questions que suscite cette modalité de formation, Walt dispose d’un chatbot accessible sur Facebook Messenger. « Nous allons également faire évoluer l’outil en constituant un réseau d’entreprises à même de proposer des contrats d’apprentissage géolocalisés. Actuellement, nous réalisons des études territoriales pour anticiper les métiers en devenir et les besoins sur chaque bassin d’emploi. Nous sondons les entreprises sur leur développement économique, les futurs départs en retraite…Nous serons donc au rendez-vous, en temps réel, pour répondre à leurs attentes  », détaille Jean-Claude Bellanger. Le portail ambitionne également de renseigner les entreprises sur les solutions facilitant le recrutement. Un parcours de plusieurs modules sera prochainement mis en ligne pour escorter les futurs tuteurs dans l’accompagnement des jeunes. Financé par Opcalia à hauteur de 200 000 euros, Walt devrait bénéficier de la réforme de l’apprentissage pour accroître son auditoire. Son ambition : voir la France jouer dans la même cour que l’Allemagne, qui a signé 1,5 million de contrats d’apprentissage entre juin 2017 et mai 2018.

Gérald Dudouet

Transférer cet article à un ami