« LIO.plaza densifie les rapports humains au sein de Lyonnaise des Eaux », Frédéric Charles


Le mardi 09 novembre 2010 | Recruter sur les réseaux sociaux
« LIO.plaza densifie les rapports humains au sein de Lyonnaise des Eaux », Frédéric Charles

Créer de l’intelligence collective ainsi que du lien entre les individus, tel est l’objectif de LIO.plaza, le réseau social interne de Lyonnaise des Eaux, filiale du groupe Suez Environnement, mis en place à l’été 2009. Un réseau qui veut s’ouvrir au plus grand nombre ainsi qu’à l’externe, comme nous l’explique Frédéric Charles, responsable de la stratégie et de la gouvernance informatique de Lyonnaise des Eaux.

Quelle est la genèse de la plate-forme LIO.plaza ?

Au départ, nous avions besoin de trouver l’outil informatique le plus approprié pour réaliser de la veille commerciale et industrielle, activité où l’échange d’informations est primordial. Nous avons choisi de mettre en place le réseau social pour l’ensemble des collaborateurs, soit 6 500 personnes. Nous n’avons pas monté de formation propre à l’outil, chacun a pu le prendre en main à sa façon. Les animateurs de communautés, quant à eux, qui sont le plus souvent des responsables de la veille, de l’innovation ou de la stratégie des systèmes d’information, et qui ont fait acte de volontariat, ont été formés en mai 2009 et la première communauté a été active dès le mois de juin.

Plus d’un an après sa mise en place, pouvez-vous nous fournir quelques données sur l’utilisation de LIO.plaza ?

Aujourd’hui, 30 communautés existent. Parmi elles, 20 sont actives. On peut citer, notamment, la communauté sur la veille concurrentielle, la plus importante avec 350 membres, qui rassemble des salariés suivant et alimentant l’actualité commerciale ; IdéeO, la communauté des correspondants innovation ; Techn’OFil, qui regroupe ceux qui suivent les évolutions de l’informatique au service des métiers, ou encore Grand Cycle de l’eau, la communauté des personnes impliquées de l’amont à l’aval de la chaîne de production et de traitement.

Nous comptons, au total, 900 personnes dans le réseau, tout cela sans grande opération de communication, mais par buzz interne. 100 000 pages ont été vues en 10 mois, ce qui représente de 40% à 50% du trafic intranet. Il n’y a pas de concurrence entre les deux mais bien complémentarité puisque LIO.plaza trouve sa place au sein de l’intranet LIO en tant que place des communautés.

Quels sont les atouts d’un tel réseau social interne ?


Ils sont nombreux. D’abord, c’est un réseau lisible par tous. Les salariés peuvent eux-mêmes enrichir leur profil. Et là, souvent, les compétences déclarées complètent celles recensées par les gestionnaires des ressources humaines. D’autre part, un tel réseau social, en favorisant la multiplication des échanges, provoque de nombreuses micro-interactions et donc une densification des rapports humains au sein de l’entreprise.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

Le problème est de faire « prendre la mayonnaise ». Il faut savoir que sur 100 personnes membres d’une communauté, 2 seulement contribuent, 8 apportent leurs commentaires et les 90 autres se contentent de lire. Conclusion : une communauté, dont le nombre de membres est inférieur à 100 est difficile à faire vivre. La masse critique peut être un frein.

Quels sont les nouveaux projets pour LIO.Plaza ?

Nous souhaitons tout d’abord ouvrir des communautés plus larges pour toucher un plus grand nombre de salariés d’ici à la fin de l’année. Et, en 2011, nous voulons pouvoir lier les communautés internes à des communautés externes, comme par exemple, les collectivités locales. On peut penser que des collectivités clientes seront intéressées par cette démarche. Des communications techniques sur des sujets pointus pourront alors être communes.

Quels conseils prodigueriez-vous en matière de mise en place d’un réseau social interne ?

Premier point : dès le départ du projet, la priorité doit porter sur le développement de la collaboration entre salariés de différentes divisions ou entités. Ensuite, il est important de bien former les animateurs de communautés, car il s’agit d’un nouveau métier. Enfin, il faut être prêt à gérer le succès, car les attentes créées sont très fortes. Les salariés comptent sur le même niveau de service que celui dont ils bénéficient chez eux, avec les réseaux grand public. Cette tendance crée une pression qu’il faut être prêt à assumer.

Propos recueillis par Myriam Dubertrand

 

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