"La cooptation est un vecteur de recrutement efficace, rassurant et pérenne", Aurore Crespin, Coop-Time


Par Aurélie Tachot | le lundi 18 janvier 2016 | Recruter sur les réseaux sociaux
"La cooptation est un vecteur de recrutement efficace, rassurant et pérenne", Aurore Crespin, Coop-Time

LinkedIn n’est pas le seul à s’intéresser à la cooptation. Lancée en septembre 2014, la start-up Coop-Time surfe également sur cette pratique. Sa plateforme, déjà plébiscitée par une quarantaine d’entreprises en phase de recrutement, permet à des coopteurs de recommander, contre rétribution, des profils de leur réseau. Les explications d’Aurore Crespin, la fondatrice.

Pourquoi avez-vous souhaité outiller la pratique de la cooptation ?

Après avoir travaillé 13 ans en tant que consultante au sein de plusieurs cabinets de recrutement et d’agences d’intérim, je me suis aperçue que la cooptation était l’un des vecteurs de recrutement les plus efficaces, rassurants et pérennes et qu’il permettait d’accéder à des profils qui n’étaient pas visibles sur le marché de l’emploi. Après deux ans de travail, j’ai lancé Coop-Time, qui est un réseau social s’adressant aux cadres et aux non-cadres et qui repose entièrement sur le recrutement par la recommandation. Aujourd’hui, nous dénombrons une quarantaine de clients actifs : 80 % de start-up et PME et 20 % de grands comptes, notamment Nexity, Mauboussin, Epson et La Société Générale.

Comment se déroule un cycle de cooptation sur Coop-Time ?

Lorsque l’une entreprise formule un besoin en matière de recrutement, nous nous déplaçons systématiquement dans ses locaux pour, d’une part, l’aider à définir un descriptif de poste et, d’autre part, s’imprégner de sa culture et de ses valeurs. Une fois que l’offre d’emploi est mise en ligne, nous l’intégrons à notre emailing hebdomadaire qui est envoyé à nos 7000 coopteurs actifs. Notre équipe intercepte ensuite les recommandations de nos membres et met sa casquette de cabinet de recrutement en effectuant un travail de sélection, via des pré-sélections téléphoniques, des entretiens individuels, des contrôles de références… Nous suggérons enfin une short-list de trois candidats.

Votre modèle économique est donc celui d’un cabinet de recrutement…

Oui, sauf que nous sommes moins chers ! Pour diffuser une offre d’emploi sur Coop-Time, les entreprises doivent payer 700 euros HT, ce qui est beaucoup moins que sur les jobboards. Puis, nous prélevons 12 % du revenu annuel brut du candidat qui a été sélectionné en CDD ou CDI, le jour de sa prise de poste. Les premiers retours que nous avons eus sont encourageants. En 2016, nous espérons donc tripler notre nombre de clients et atteindre un chiffre d’affaires d’1 million d’euros. Nous préparons également une levée de fonds qui nous permettra, par la suite, d’agrandir notre équipe de consultants et de commerciaux et de développer une application mobile.

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