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Ils ont testé : les réseaux sociaux

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LinkedIn, Viadeo, Copains d’avant ou même Facebook. Comment les recruteurs utilisent-ils les réseaux sociaux au quotidien ? Entretien avec deux utilisateurs réguliers.

Incontestablement LinkedIn et Viadeo tiennent le haut de l’affiche chez les recruteurs. « C’est un atout indéniable pour retrouver quelqu’un, où qu’il soit », explique Francis Alves, consultant chez Aures Conseil. « Viadeo est très représentatif de la population active française et on y trouve quasiment toutes les professions. LinkedIn est beaucoup plus international, les deux sont donc complémentaires. » Chasseur de tête spécialisé dans l’immobilier et la construction, Francis Alves a tout testé. MySpace, Facebook ou Copains d’avant n’ont cependant pas offert autant d’atouts que les sites exclusivement professionnels. « Nous n’avons quasiment jamais utilisé MySpace, assure-t-il. Facebook, nous y avons eu recours au début mais ses membres en ont souvent une utilisation très personnelle et on trouve peu d’informations pertinentes. Copains d’avant permet en revanche de retrouver des personnes par rapport aux établissements dont ils sont issus, ce qui aide à recouper les renseignements. » 

Glaner des informations

Même son de cloche chez France Saint-Laurent, consultante en recrutement de cadres chez Dolmen Capital Humain, pour qui ces réseaux personnels sont avant tout un moyen de glaner des informations parallèles. Car c’est surtout pour retrouver la trace d’une personne bien précise que ces sites sont utiles. « On se sert beaucoup moins de Facebook que de LinkedIn, assure-t-elle, mais on réussit quand même parfois à retrouver certaines personnes par ce biais. » Les données purement personnelles ou les photos de vacances intéressent donc peu, même s’il arrive qu’elles puissent nuire à l’intéressé. « Quand on recherche des compétences professionnelles avant tout, précise Francis Alves, Facebook n’est pas  adapté. »

Poster des offres

France Saint Laurent est membre de plusieurs groupes sur LinkedIn. « Je peux poster des annonces ciblées sur ces groupes, gratuitement, explique-t-elle. Si j’envoie une annonce sur le groupe « vice-présidents finances » par exemple, je suis sûre d’avoir des retours qui correspondront à ce que je recherche. » L’envoi d’e-mails, la possibilité d’avoir accès au réseau de chaque profil ou de trier les candidats selon leur titre sont autant de fonctionnalités qui facilitent le travail de recherche de candidats.

Un essoufflement progressif ? 

Pour Francis Alves, l’engouement qui a marqué le lancement de LinkedIn et Viadéo au début des années 2000 s’essouffle un peu aujourd’hui et les profils, en étant moins mis à jour, perdent de leur intérêt. « Pour 10 messages envoyés on recevait auparavant 8 réponses en moyenne, aujourd’hui on n’en reçoit plus que 2. La valeur ajoutée est moindre. Il faudrait faire le ménage plus souvent pour effacer les profils qui restent inactifs. »

Un constat que ne partage pas France Saint-Laurent. Pour elle, les gens qui sont inscrits sur LinkedIn sont très professionnels et « c’est très rare d’avoir un non ». Le problème résiderait plutôt dans l’immensité des contacts accessibles depuis ce réseau et donc au temps passé à chercher. « On peut retrouver des gens partout dans le monde, c’est donc très chronophage car on regarde partout ! »


Caroline David