Les secrets bien cachés pour fidéliser vos talents


Par Stéphanie Marpinard | le mercredi 07 mars 2018 | GPEC
Les secrets bien cachés pour fidéliser vos talents

Selon Indeed, 77 % des salariés les plus performants consultent, chaque mois, les offres d’emplois. Faut-il céder au cours de yoga ou au panier de légumes bio pour convaincre ses salariés de ne pas filer chez le concurrent ? Quelles sont les véritables raisons qui poussent les talents à rester dans une entreprise ? Tour d’horizon des leviers de fidélisation qui fonctionnent vraiment.

Miser sur le happy management

"Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie", écrivait en son temps Confucius…  Qui dit salarié satisfait, dit en effet salarié engagé. Dans cette optique, il faut créer un environnement de travail agréable dans lequel règnent la dimension collaborative, la convivialité et le plaisir de partager. Comment ? Hackathons, gamification ou encore séminaires sont autant d’actions collaboratives à instaurer pour faire régner le bonheur au travail. "Axa Banque a mis en place un dispositif permettant à ses salariés de signifier leur reconnaissance vis-à-vis de leurs collègues. Chaque collaborateur de l’entreprise, se voit créditer de 3 « tags » chaque mois qu’il peut attribuer aux personnes de son choix pour les remercier", illustre Francis Boyer, consultant spécialisé en innovation managériale. Le tag reçu est ensuite échangé contre un chèque cadeau d’une valeur de 5 euros. Cette démarche renforce la convivialité et la bienveillance au sein de l’entreprise.

Renforcer l’autonomie des équipes

"Trop d’entreprises fonctionnent encore avec une logique de conformité à la règle, qui laisse peu de place aux initiatives de leurs collaborateurs", explique Francis Boyer. La responsabilisation est un vecteur de fidélisation des talents. Quoique discutés, les modèles tels que la méthode agile, l’entreprise libérée ou encore l’intrapreneuriat peuvent ainsi renforcer leur sentiment d’autonomie. "Face à des collaborateurs compétents et de confiance, une entreprise n’a pas besoin de chercher à tout maîtriser. Elle peut laisser les salariés prendre des initiatives individuelles, plutôt que de leur imposer des directives, et faire un focus uniquement sur le résultat", précise le consultant. L’objectif de l’entreprise libérée ? Créer un système dans lequel il n’existe pas de véritable hiérarchie, et où les collaborateurs s’auto-dirigent et ont une liberté d’action. Les talents peuvent également bénéficier d’une marge de manœuvre pour être plus autonomes dans le lancement de projets, à l’image de ce qui se fait dans l’intrapreneuriat.

Développer une culture d’entreprise

Pour fidéliser ses talents, l’entreprise doit être plus que jamais attentive à leurs attentes. "Il ne faut pas considérer le collaborateur comme une simple ressource utile mais bel et bien comme un client", souligne Francis Boyer. Les DRH ont parfois tendance à trop se concentrer sur les besoins de l’entreprise, au détriment des appétences et compétences du collaborateur. Pour y remédier, l’entreprise doit instaurer des rencontres régulières pour faire le point sur le niveau de satisfaction de ses talents, leurs ambitions professionnelles et leurs attentes. "Les talents ont besoin de se sentir investis à travers une culture d’entreprise où les valeurs humaines sont au centre de l’organisation", conclut le consultant. L’objectif ? Développer un sentiment de fierté et d’appartenance.

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