Avec ENVOA, les salariés choisissent le mode d’envoi de leur bulletin de paie


Par Gérald Dudouet | le mercredi 11 avril 2018 | Logiciel de paie
Avec ENVOA, les salariés choisissent le mode d’envoi de leur bulletin de paie

Depuis le 1er janvier 2017, les employeurs n’ont plus à demander l’accord de leurs salariés concernant la dématérialisation du bulletin de salaire. Et pourtant, la société Externa, spécialisée en externalisation de paie, s’est associée à IDooWA, qui dématérialise des documents d’entreprises, pour créer ENVOA, une plateforme de distribution de fiche de paie multicanal.

Si la démarche peut paraître à contre-courant, Thierry Leto, le dirigeant d’Externa, ne cache pas, pour sa part, sa satisfaction à redonner la main aux salariés quant au mode d’envoi de leurs bulletins de paie. « Si les entreprises n’ont plus l’obligation de leur demander la façon dont ils souhaitent les recevoir, ces derniers peuvent cependant refuser leurs modalités d’envoi. Par ailleurs, imposer n’éduque pas et ne valorise pas nécessairement l’image de l’entreprise », explique-t-il. Démocratie, souplesse et pédagogie sont donc les maîtres à penser de la solution ENVOA. Créé en octobre dernier par IDooWa, et commercialisé depuis janvier 2018 par Externa, l’outil est également, pour cette dernière, l’opportunité d’ajouter une corde à son arc. Et ainsi de proposer d’autres services à ses 250 clients (TPE, PME…), pour lesquels elle diffuse annuellement 70 000 bulletins de salaire. « Actuellement et depuis janvier, nous traitons mensuellement, via ENVOA, 5000 bulletins. La solution étant multi-éditeurs, donc indépendante d’Externa, nous remarquons que son déploiement touche plus rapidement de nouveaux clients (75 %) que ceux de notre portefeuille (25 %). Cependant, 60 % de nos clients historiques devraient l’adopter dans les 4 mois à venir », détaille Thierry Leto.

60 % choisissent l’envoi par courrier postal

Avec ENVOA, les salariés disposent d’une plateforme sécurisée, via laquelle ils peuvent choisir la réception de leurs bulletins de paie entre 4 modes : la remise en main propre, l’envoi par courrier postal, l’e-mail ou son dépôt dans un coffre-fort numérique. « Si 60 % des salariés sélectionnent la version papier, nous constatons déjà, sur les premiers bulletins édités, que leur choix évolue progressivement vers le coffre fort numérique. Par ailleurs ce dernier, comme l’e-mail, concerne à parts égales,  20 % des utilisateurs », se réjouit le dirigeant, qui voit en son outil « un véritable accompagnement au changement ». Côté prix, Externa qui réinjecte tous les profits perçus via ENVOA dans son évolution technique, s’adapte à tous les profils d’entreprise. Ainsi les PME de moins de 50 salariés ne payent rien, quand celles de plus de 1000 salariés déboursent 1000 euros par an. « En complément de l’outil, nous sommes en train de mettre en place un site internet à l’intention des utilisateurs finaux, pour les informer et les accompagner dans la démarche de dématérialisation du bulletin de paie. En outre, nous travaillons avec IDooWa sur l’évolution de la solution pour la dématérialisation d’autres documents RH : contrats de travail, suivis d’entretiens professionnels… Toujours à destination des salariés », conclut Thierry Leto.

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