"Nous avons voulu un outil simple à utiliser par tous les collaborateurs", Philippe Ferrie, Vallourec


Le mardi 13 décembre 2011 | Logiciel de GPEC
"Nous avons voulu un outil simple à utiliser par tous les collaborateurs",  Philippe Ferrie, Vallourec

Fabricant de tubes, principalement destinés aux industries énergétiques, Vallourec emploie près de 20 000 salariés dans plus de 20 pays. En cinq mois, l’entreprise a réussi le déploiement d’une solution de gestion des talents en mode SaaS, en cinq langues et dans 10 pays ! Un outil produit par l'éditeur américain SuccessFactors. Philippe Ferrie, coordinateur affaires sociales monde et directeur SIRH, témoigne de sa mise en œuvre dans un contexte de forte croissance internationale.


Cinq mois pour mettre en place une solution GPEC d’une telle ampleur, c’est un vrai challenge ?


Effectivement ! Mais nous avons préféré opérer un changement radical en une fois, sans transition, plutôt que de procéder pas à pas, module après module. Nous voulions que les collaborateurs aient une vision globale pour mieux comprendre l’ensemble du process.

Le travail à effectuer en amont a été considérable. Il faut avoir une vision très claire de ses objectifs et de sa stratégie. La difficulté, c’est de réussir à être à la fois local et global. Il a fallu par exemple évaluer les compétences des collaborateurs à travers le monde avec les mêmes standards. L’étape de standardisation des procédures est primordiale.


Quelles ont été les différentes étapes justement ?


Tout d’abord, le choix d’une solution en SaaS s’est assez vite imposé à nous. Non seulement, c’est un produit de qualité, simple d’utilisation et rapide à mettre en place, mais en plus flexible. Les configurations prennent en compte les différences culturelles, aussi bien que les contraintes légales ou la catégorie de personnel.

C’est après avoir identifié nos besoins et notre stratégie que le travail de standardisation a commencé. Et ce n’était pas si simple : Vallourec s’est développée de façon décentralisée et nos process RH étaient peu nombreux et récents. Il nous manquait donc un bon nombre d’informations.

Pour démarrer, nous avons choisi cinq modules basiques essentiels : profils des employés, objectifs, performance, rémunération et plan de successions.


Vos collaborateurs ont-ils été formés pour utiliser la solution ?


3 000 personnes ont été formées en cinq semaines sur quatre continents. Mais il s’agissait plus d’une découverte de l’outil que d’une véritable formation. Si le back-office est très complexe, nous avons voulu un outil intuitif et simple à utiliser par tous. Ce doit être la ligne directrice, le préalable à toutes les décisions : déployer un outil destiné à tous les employés et pas uniquement compréhensibles par les RH.

Autre élément essentiel : le travail en équipe. Service informatique, chefs de projet, traducteurs, RH... Vingt-cinq personnes ont consacré plus ou moins de temps à la mise en place – ce qui représente l’équivalent de dix personnes à temps plein à travers le monde.

En 2012, nous voulons étendre la solution à sept modules. Elle sera alors utilisée par 5 000 salariés supplémentaires, en sept langues dans plus de 12 pays.


Magali Morel

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