Logiciels GPEC : les tendances pour 2012


Le jeudi 15 décembre 2011 | Logiciel de GPEC
Logiciels GPEC : les tendances pour 2012

Le marché des logiciels GPEC et d’évaluation de la performance est en pleine évolution. Les entreprises, après avoir implanté des systèmes de gestion de candidatures, veulent aller plus loin et gérer au mieux leurs collaborateurs. Les éditeurs innovent sans cesse pour correspondre aux attentes des utilisateurs. Pour ces logiciels, 2012 sera incontestablement sous le signe des réseaux sociaux et de la mobilité. Tour d’horizon des principales tendances 2012.


Les réseaux sociaux

 

Pour David Guillocheau, directeur associé de Talentys, « l’utilisation des réseaux sociaux en GPEC est très importante. On peut ainsi avoir une information sur le capital talent de l’entreprise à un instant T. » Le concept de CV collaboratif permet, par exemple, de récupérer l’information à la source et d’identifier des compétences qui ne seraient pas indiquées sur un CV traditionnel. « Des acteurs comme blueKiwi, spécialiste des logiciels de réseaux sociaux en entreprise, qui sont dans une logique de communauté, permettent de trouver les vrais experts, explique Matthieu Laudereau, directeur associé de Convictions RH. Pour moi, c’est ça la vraie gestion des compétences. » Cependant, ces outils restent concurrents des réseaux sociaux professionnels. « LinkedIn a une puissance sans équivalent et vous y trouverez plus de données sur vos collaborateurs que dans votre propre SIRH ! », conclut-il.

 

L’enjeu : que ces initiatives ne soient pas vues comme un coût supplémentaire et un gadget mais bien comme un levier pour mieux mobiliser les talents. « Il faudra tirer parti de ces outils participatifs et collaboratifs qui vont au-delà des lignes hiérarchiques afin que chacun contribue et apporte sa vision au process », explique Patrice Barbedette, vice-président de Taleo.

 

Vers un modèle hybride

 

Éditeurs et consultants observent une forte demande des entreprises sur la qualité des données RH récoltées. Ici encore, le fait d’avoir des données collaboratives va améliorer le processus. La volonté de reporting régulier est croissante. Les entreprises veulent davantage d’informations et de rapports pour les aider piloter et à prendre des décisions. Les solutions se font donc de plus en plus intuitives pour une approche simple à utiliser par tous.

 

Par ailleurs, Frédéric Bastok, directeur technique Europe de l’Ouest chez SilkRoad, constate que les entreprises présentes à l’étranger désirent avoir un même logiciel qui s’adapte à différents pays (traduction des formulaires d’entretien afin qu’ils soient multilingues, par exemple). « Le challenge du déploiement multi pays est donc de réussir à intégrer les disparités à la fois légales mais aussi comportementales, souligne-t-il. Les pays anglo-saxons sont par exemple plus orientés vers la gestion de la performance alors qu’en France nous sommes plus tournés vers la gestion des compétences. »

 

Enfin, plusieurs experts voient venir la fin du cloisonnement SaaS VS ERP avec l’arrivée de l’offre d’Oracle, Fusion HCM, qui laisse le choix de l’hébergement au client (dans l’entreprise ou chez l’éditeur) tout en personnalisant plus fortement les processus. « L’offre est lancée auprès des premiers clients, c’est donc une tendance à suivre en 2012 car elle peut changer de manière fondamentale le marché en introduisant un modèle hybride », conclut David Guillocheau. Il faudra aussi suivre de près l’avenir que réserve SAP à SuccessFactors, éditeur américain racheté pour plus de 3 milliards de dollars la semaine dernière.

 

Magali Morel

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