« Social learning is the next big thing », Matthew Parker, PDG de Lumesse


Le vendredi 24 août 2012 | Logiciel de gestion de talents
« Social learning is the next big thing », Matthew Parker, PDG de Lumesse

Nous avons rencontré Matthew Parker lors de son dernier passage à Paris. Le PDG de Lumesse a confirmé que l’Europe restait le coeur de l’activité de l’entreprise. L’éditeur de solutions de gestion de talents compte ainsi PPR, GDF Suez ou encore LVMH parmi ses clients les plus importants.

Les réseaux sociaux sont-ils la grande tendance ?

Je me souviens de la phrase de l’un de nos managers produits lors d’une conférence qui disait : « Pour la quatrième année consécutive, les réseaux sociaux sont « the next big thing » ! C’est un moyen de recrutement incroyablement utile mais cela reste un canal complémentaire. Nous travaillons notamment avec Work4Labs donc nos clients ont la possibilité de publier leurs annonces sur les réseaux sociaux s’ils le souhaitent et d’intégrer de nombreuses fonctionnalités virales. Nous postons d’ailleurs aussi toutes nos offres à pourvoir sur la page Facebook de Lumesse. Disons que bien utilisés, ils apportent une forte valeur ajoutée, mais ce n’est pas la panacée car cela demande du temps et des ressources pour soigner votre page ou encore vos annonces. Sans compter que vous ne trouverez pas votre prochain membre de conseil d’administration sur Facebook !

Quel est alors, selon vous, l’enjeu majeur des prochaines années ?

Sans hésiter, le Social Learning. Combien y a-t-il de personnes qui travaillent sur le même sujet en même temps dans une même entreprise ? La collaboration interne et le partage des connaissances sont indispensables.
De plus, je suis persuadé qu’il reste des projets à développer du côté social pour connecter les candidats passifs aux entreprises. D’ailleurs, avec tous nos d’utilisateurs, nous construisons notre propre réseau social qui devrait être prêt d’ici 2013.

Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?


Nous avons réalisé dix acquisitions dans les neuf dernières années. Nous sommes sur des investissements à long terme. Tous nos profits sont réinvestis, notamment en R&D. D’ici environ cinq ans, nous souhaitons avoir une seule plateforme technologique où tous nos clients opèreraient. Nous continuerons à faire du SaaS mais aussi à vendre des licences et à nous développer par acquisition et croissance organique.
Nous sommes très confiants dans l’avenir. Les acquisitions de Taleo et SuccessFactors étaient inévitables. Ces entreprises n’ont jamais généré d’argent, si ce n’est pour leurs actionnaires. Et si CornerStone est un bon produit SaaS, ils ont perdu autant d’argent dans les 12 derniers mois que nous en avons gagné !

Propos recueillis par Magali Morel

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