"En 2014, notre chiffre d’affaires s'est élevé à 22 millions d’euros", Jean-Stéphane Arcis, Talentsoft


Par Aurélie Tachot | le mardi 17 février 2015 | Gestion des talents
"En 2014, notre chiffre d’affaires s'est élevé à 22 millions d’euros", Jean-Stéphane Arcis, Talentsoft

L’année 2014 ne déroge pas à la règle : Talentsoft affiche une nouvelle fois une croissance remarquable. Avec une progression de son chiffre d’affaires de 47%, l’éditeur de gestion des talents espère s’imposer comme le partenaire de référence dans la transformation RH des entreprises internationales et envisage d'autres acquisitions comme l’explique Jean-Stéphane Arcis, son PDG.

Quel bilan tirez-vous de l’année 2014 ?

Très bon ! L’un des temps forts de l’année a été l’acquisition, en mars, de l’éditeur néerlandais Peoplexs, qui nous a permis de devenir le leader de la gestion des talents dans plusieurs régions d’Europe, notamment en France, au Benelux, en Allemagne, en Suisse et dans les pays nordiques, où nous venons d’implanter de nouveaux bureaux. L’an dernier, nous avons également atteint une taille critique, avec 300 collaborateurs. Nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros, contre 15 millions en 2013, soit une croissance de 47 %, dont 25 % en organique.

Quelles ont été vos nouvelles signatures ?

Nous accompagnons désormais plus de 700 entreprises, dont 40 % en dehors de l’Hexagone. En 2014, nous avons gagné 70 nouveaux clients : DB Schenker, RATP Dev, Spie, Max Mara… La majorité de leurs projets étaient internationaux. Safran a été notre premier client, en 2013, à opter pour un déploiement à l’échelle mondiale. En 2014, cette tendance s’est accélérée puisque nos projets ont été déployés dans 100 pays et en 20 langues. Quelle que soit la localisation de leur siège social, les entreprises s’affranchissent désormais des frontières et raisonnent de manière plus globale.

Comment évoluent les besoins de ces entreprises ?

Deux tendances semblent émerger. La première, c’est que ces entreprises internationales développent de plus en plus de passerelles entre leurs différentes filiales, que ce soit en matière de recrutement ou de mobilité. Elles font preuve de transparence à l’échelle globale, plus seulement à l’échelle de leurs simples filiales. La seconde tendance concerne la rétention des talents. Les professionnels RH et les managers prennent conscience de l’importance d’identifier leurs collaborateurs-clés et de bâtir des plans de succession à partir de leurs compétences.

Prévoyez-vous de réaliser une levée de fonds cette année ?

Le modèle SaaS nous permet d’avoir une trésorerie récurrente. Grâce aux abonnements, nous démarrons l’année avec 80 % de notre chiffre d’affaires, qui sont déjà engagés. Puisque nous avons désormais atteint une stabilité financière, nous ne sommes pas obligés de faire un tour de table pour renflouer notre trésorerie et continuer notre développement. Toutefois, nous restons à l’écoute des opportunités. Si nous entrevoyons, d’ici le début de l’année prochaine, une complémentarité fonctionnelle ou géographique avec un éditeur du marché, nous envisagerons une acquisition.

Quels sont vos objectifs chiffrés pour ces trois prochaines années ?

Continuer notre phase de consolidation ! En 2015, nous tablons sur une croissance de 30 % et espérons enregistrer 29 millions de revenus. Notre part de chiffre d’affaires réalisé à l’international devrait, elle aussi, grandir et passer de 30 % à 40 %. Notre ambition est de nous positionner comme une société française innovante qui constitue une alternative aux éditeurs cloud de gestion des talents comme Oracle, SAP et Cornerstone OnDemand qui ne sont désormais plus les seuls à accompagner les entreprises sur des déploiements mondiaux !

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