Kick My Bot, le chatbot qui capte des CV


Par Elodie Buzaud | le lundi 27 août 2018 | Gestion des candidatures
Kick My Bot, le chatbot qui capte des CV

A seulement un an, la start-up spécialisée dans la création de chatbots Kick My Bot a séduit des grands acteurs du recrutement. Parmi eux : Adecco, La Poste et Carrefour. Avec une interface inspirée de la messagerie de Facebook, elle plaît aux candidats qui déposent via le chatbot presque deux fois plus de CV que sur les jobboards. Les explications de Kevin Colleaux, son cofondateur.

Comment avez-vous eu lidée de créer Kick My Bot ?

C’est Facebook qui a été l’élément déclencheur. En avril 2016, lors de la conférence F8, Facebook annonce l’arrivée des chatbots sur Messenger. Etant un expert des réseaux sociaux, c’était le chemin naturel pour moi de m’orienter vers les chatbots. Nous avons eu l’opportunité de créer notre propre infrastructure logicielle. Aujourd’hui, nous avons nos propres algorithmes de machine learning qui permettent aux machines d’interpréter le langage humain et de le comprendre. C’est de l’apprentissage automatique : la machine établit ses propres règles pour établir une tâche et apprend grâce à l’accumulation de données. Nous gardons cependant la main parce que, par exemple, dans le cas du chatbot d’Adecco, si vous avez 2 000 personnes qui conversent avec le chatbot et lui « apprennent » que le meilleur acteur de l’intérim s’appelle Manpower, le chatbot va l’apprendre. Avec notre solution, il va l’apprendre, mais il ne va pas répliquer cette information.

Quel est lintérêt pour un service RH ?

Le premier, c’est d’offrir une disponibilité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 à ses candidats. C’est particulièrement intéressant pour accéder à un public qui a un faible niveau de maturité avec l’outil informatique, pour qui cela peut être compliqué d’aller sur un site, une rubrique et une sous-rubrique pour chercher un job. En revanche, aller sur Messenger et écrire : « Bonjour, je cherche un job à Lyon est-ce que tu en as ? », c’est extrêmement facile. Le chatbot va aussi permettre de désengorger les services recrutement  sur des questions qui sont chronophages : où sont situés vos bureaux ? Est-ce que vous avez une mutuelle ? Enfin, nos chatbots, qui sont compatibles avec les ATS du marché, contribuent au sourcing : nous avons des taux de conversion de 4 à 12 %, ce qui signifie que si 100 personnes conversent avec le chatbot, le client obtient au moins quatre CV. C’est supérieur à n’importe quel jobboard !

Quels sont vos projets ?

Nous voulons augmenter le nombre de références sur d’autres segments de marché que les ressources humaines, pour devenir le leader français des annonces classées : emploi, immobilier, e-commerce et référencement d’offres de formation. Nous travaillons actuellement pour Century 21, Conforama et nous sommes en train de finaliser un chatbot sur la formation pour un acteur majeur de la formation. Nous avons également des projets pour développer des chatbots dans des langues différentes du français, pour entamer notre internationalisation.

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