Jai crée des chatbots dédiés au recrutement


Par Elodie Buzaud | le lundi 09 juillet 2018 | Gestion des candidatures
Jai crée des chatbots dédiés au recrutement

À seulement quelques mois, JAI est déjà considérée comme l’une des start-ups les plus prometteuses en matière de chatbot par RegionsJob, qui vient de l’intégrer à son incubateur. Elle propose une plateforme SaaS de création et de gestion de chatbots pour le recrutement. Valérie Touraine, sa co-fondatrice, nous explique.

Comment est née JAI ?

JAI, pour « the Jobs Artificial Intelligence », est née de la rencontre avec mon associé. Via son agence de développement de chatbots, il a notamment créé le chatbot d’Alten. Lors de cette expérience, il a constaté l’intérêt du chatbot pour faciliter la relation avec le candidat, répondre à ses questions et faciliter l’acte de candidature. L’idée de JAI, c’est de remettre l’humain au cœur du processus de recrutement et de restaurer le dialogue entre candidat et recruteur grâce à un chatbot qui peut être intégré directement sur le site carrières du client, sur Facebook dans Messenger et dans les campagnes d’acquisition ou inséré dans les annonces publiées sur les jobboards, via un lien URL.

Comment fonctionne-t-il ?

Le chatbot fonctionne grâce à l’intelligence artificielle que l’on appelle NLU, pour « Natural Language Understanding » et NLP, pour « Natural Language Processing ». Ces technologies permettent de comprendre et d’analyser les questions posées par un candidat de manière naturelle. En d’autres termes, le chatbot est pré-entrainé aux questions des candidats, aux scenarii de pré-qualification et la présélection. Il est capable de répondre de manière personnalisée en fonction de la configuration qui aura été faite en amont avec le client. Il peut, par exemple, apporter des réponses avec des liens vers des articles sur son site carrière ou avec des vidéos sur les métiers de l’entreprise. Il va permettre aux candidats de rechercher une offre d’emploi et de candidater directement dans la discussion en répondant à quelques questions de pré-qualification : quelle est votre mobilité ? Votre disponibilité ? Vos attentes salariales ? Ce sont les questions posées en échange téléphonique donc cela permet au recruteur d’avancer plus vite et de ne décrocher son téléphone que pour les candidats qui correspondent aux critères.

Quel est votre modèle économique ?

Nous sommes sur un modèle SaaS, avec un abonnement mensuel en fonction du volume de recrutements visé par l’entreprise. Aujourd’hui, nous sommes financés sur fonds propres et voulons nous concentrer sur nos premiers clients : des cabinets de recrutements, des ESN et des grands comptes. Nous voulons démontrer la valeur de notre produit et de notre service pour, d’ici début 2019, effectuer une levée de fonds, accélérer notre croissance et recruter pour devenir l’assistant du recruteur, du recrutement jusqu’à l’onboarding.

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