Chez Elior, les candidats postulent via un chatbot !


Par Aurélie Tachot | le vendredi 27 avril 2018 | Gestion des candidatures
Chez Elior, les candidats postulent via un chatbot !

La vague des chatbots continue de déferler dans la sphère des ressources humaines ! Pour renforcer son vivier de candidatures, le groupe Elior s’est, à son tour, équipé d’un chatbot. Sauf que le sien  ne se contente pas d’aiguiller les internautes vers des offres d’emploi. L’outil, appelé Tim, permet aux candidats de postuler, simplement en laissant leur adresse mail. 

Jusqu’ici, les chatbots étaient vus comme des coaches carrières, chargés d’accompagner les internautes dans leurs recherches d’emploi. Avec Tim, qui a été développé par la start-up Kick My Bot, Elior va beaucoup plus loin.  Dévoilé il y a quelques jours, en même temps que sa campagne de marque employeur #LeJobQueJeVeux, le chatbot du groupe spécialisé dans la restauration permet aux candidats de postuler en quelques clics, sans aucun CV ni lettre de motivation. ʺNous avons souhaité ajouter un canal de recrutement supplémentaire afin de toucher nos différentes cibles de candidats. Notre chatbot est donc présent sur l’application Messenger, hébergée sur Facebook ainsi que sur notre site dédié au recrutementʺ, explique Anne Babkine, directrice de la communication corporate, de la marque et de la RSE chez Elior Group.

Un gros travail de qualification

Concrètement, après avoir suggéré des postes en fonction des critères de recherche de ses interlocuteurs, Tim leur propose de postuler soit par la voie traditionnelle (via son site carrière, interfacé avec son ATS),  soit via LinkedIn, soit via le chatbot. Si l’internaute opte pour cette dernière option, trois questions lui sont demandées : son prénom, son nom et son adresse mail. Rien de plus. ʺNous souhaitions offrir à nos internautes une manière directe et rapide pour postuler à une offreʺ, indique Anne Babkine. Sur le papier, c’est plutôt réussi. Reste que cette approche, inédite dans la sphère du recrutement, n’est toutefois pas sans conséquence du côté des équipes RH d’Elior. Ces dernières sont effectivement chargées de recontacter chaque candidat ayant laissé ses coordonnées. Mais qu’importe : ʺen multipliant les manières d’envoyer les candidatures, nous allons augmenter de manière significative le nombre de personnes qui postulent à nos offresʺ, précise-t-elle.

Transformer les contacts en candidats

Avec cette approche, ʺqui consiste à transformer chaque contact en candidatʺ, selon Anne Babkine, l’enjeu d’Elior est donc très clair : consolider son vivier de candidatures. Et pour cause : le groupe, qui dénombre trois entités (Areas, Elior France et Elior Services), formule actuellement d’importants besoins sur le volet recrutement. ʺNous effectuons entre 6000 et 8000 recrutements chaque année, dont 30 % qui concernent directement les jeunes diplômés. Notre objectif est de communiquer auprès du grand public, à la fois sur nos opportunités de carrière mais aussi sur la variété de nos métiersʺ, explique-t-elle. Elior Group a également un autre objectif en tête : faire parler de lui. ʺA l’inverse de Sodexo ou d’Accor, notre marque n’est pas très connue. Notre ambition est de gagner en visibilité auprès des candidats, dans un contexte de guerre des talentsʺ, conclut-elle.

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