Après le boson de Higgs, le CERN s’attaque à sa CVthèque


Par Aurélie Tachot | le lundi 07 septembre 2015 | Gestion des candidatures
Après le boson de Higgs, le CERN s’attaque à sa CVthèque

L’optimisation RH n’est pas qu’un concept pour le CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Après s’être outillé d’une solution d’entretien vidéo pour améliorer sa phase de présélection de candidats, le CERN se tourne désormais vers les outils sémantiques de la société Textkernel pour parfaire l’utilisation de sa CVthèque. Retour d’expérience.

Dénicher une candidature pertinente au sein d’une base de données de quelques giga-octets aurait dû être une formalité pour le CERN, qui a découvert, en 2012, le boson de Higgs parmi des péta-octets de données ! Et pourtant, cette tâche a donné du fil à retordre à l’équipe RH de l’organisation, qui emploie environ 2500 collaborateurs. Pour gagner du temps dans son sourcing, le plus grand centre de physique des particules du monde s’est tourné, il y a deux ans, vers les outils sémantiques de la société Textkernel, plus précisément "Search !", qui permet de parcourir un large volume de CV de façon ciblée et "Match !", qui présélectionne les meilleurs candidats au sein d’une base de données. L’objectif de la démarche ? "Pouvoir rechercher plus efficacement les profils présents dans notre ATS et mieux exploiter notre base de données, qui contient 100 000 candidatures", explique James Allibon, spécialiste recrutement et sourcing au CERN, installé à Genève.

Des filtres de recherche sur-mesure

A l’issue d’une phase de test de 18 mois, les deux logiciels, qui ont été reliés à l’ATS du CERN, ont trouvé leur place dans le quotidien de l’équipe RH. "Lorsque nos managers formulent des besoins de recrutements, nous lançons désormais une recherche par mots-clés dans notre ATS, via les outils sémantiques de Textkernel. L’avantage, c’est qu’ils nous permettent de cibler nos requêtes et de filtrer les résultats par niveau de diplômes, nombre d’années d’expérience…, mais aussi par pays, ce qui nous permet d’écarter rapidement les candidats ne venant pas des 21 états membres contribuant au budget du CERN, donc de réduire nos délais de recrutement", illustre-t-il. Pour certains postes pénuriques, le Centre européen a également la possibilité d’ouvrir son sourcing aux réseaux sociaux, en l’occurrence à LinkedIn. Les logiciels sont en mesure de les scanner et de sélectionner les profils qui matchent le mieux avec les besoins de l’organisation.

Une aide dans la rédaction d’annonces

Autre avantage : les outils de Textkernel permettent à l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, qui recrute environ 120 et 150 personnes par an pour les postes titulaires (essentiellement des ingénieurs, des techniciens et des fonctions support), d’optimiser la rédaction de ses offres d’emploi. "Les logiciels nous aident notamment à choisir les mots-clés qui sont couramment utilisés par les candidats que nous visons. Ils nous permettent donc de gagner en visibilité auprès de nos cibles, de renvoyer une image plus moderne de notre activité RH mais aussi d’améliorer l’expérience candidat", souligne James Allibon. A condition que Textkernel s’adapte à leur prochain ATS, le CERN prévoit de systématiser l’utilisation des logiciels "Search !" et "Match !" à l’ensemble de ses recrutements. "Notre ambition est d’utiliser cette technologie pour consolider notre gestion stratégique des talents, dans le but d’anticiper nos futurs besoins de recrutement", conclut-il.

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