International : TalentSoft accélère


Le jeudi 11 juillet 2013 | Gestion des talents
International : TalentSoft accélère - D.R.
TalentSoft, l'éditeur français de solutions de gestion des talents, a fait du développement international l’une de ses priorités. Logiquement, il était l’un des sponsors du congrès iRecruit 2013 à Amsterdam les 20 et 21 juin derniers. L’occasion de faire le point sur sa présence en Europe et sur l’accélération des signatures de clients non franco-français

Créé seulement en 2007 en France, TalentSoft a connu depuis une très forte croissance. Son rachat de RFlex Progiciel en 2011 a fait de lui le leader en France des solutions de gestion des talents. Une active politique de recrutement a été menée pour renforcer les équipes techniques et marketing. TalentSoft emploie aujourd’hui plus de 170 collaborateurs et toute la R&D est réalisée depuis son siège social à Boulogne Billancourt. Pour financer ce développement rapide, TalentSoft a fait entrer dans son capital de solides investisseurs. En 2011, il levait 3 millions d’euros auprès de Seventure Partners et Alto Invest; en 2012, 1 million d’euros supplémentaire auprès du FSN.

Ouverture de quatre filiales en Europe

Toutefois, être le leader sur son marché ne suffit plus. Une forte présence internationale est indispensable. D’une part, elle permet de travailler avec des entreprises françaises qui veulent un partenaire capable de les accompagner dans plusieurs pays. D’autre part, elle est la clé pour atteindre une taille critique permettant de financer les forts investissements en R&D. Des investissements vitaux pour ne pas se laisser décrocher par des compétiteurs américains très innovants.

TalentSoft l’a bien compris et dès 2011, a mis l’international en tête de ses priorités. Une stratégie à deux visages a alors été mise en place. « Nous avons ouvert des filiales en propre dans quatre  pays clés : l’Angleterre, l’Allemagne, le Bénélux et la Suède, nous a confié Arnaud Caupin, le Directeur des Opérations Internationales de TalentSoft. Pour les autres pays, nous travaillons avec des partenaires comme en Afrique du Sud et en Asie ». Cette stratégie, demandant du temps, commence à porter ses fruits.

De belles signatures hors hexagone

Plusieurs clients majeurs ont été conquis au cours des derniers mois. En Belgique, avec la signature de la commission européenne. Cette dernière gérera ses nombreux recrutements et la mobilité interne de ses collaborateurs à travers toute l’Europe sur les outils TalentSoft. En Suisse, avec le géant de la chaussure Bata, groupe comptant plus de 50 000 collaborateurs à travers le monde. En Afrique du Sud, avec le gain de la filiale locale du Cabinet Mazars. Et en Allemagne. Sur ce marché réputé fermé pour les éditeurs de logiciels non locaux, TalentSoft a convaincu deux grandes entreprises de lui faire confiance : CompuGroup, un groupe médical de technologie employant 8 000 personnes et le géant des gâteaux Griesson. Les solutions TalentSoft sont disponibles aujourd’hui en 17 langues.

« Notre expérience d’accompagnement de nos multinationales clientes comme Total, Vinci ou Bouygues a été un facteur clé de succès dans le gain de ces nouvelles références », a expliqué Arnaud Caupin. Le fait d’avoir une suite unifiée très paramétrable a aussi beaucoup joué. « Les entreprises veulent un même outil pour gérer l’ensemble de leur process à l’international; toutefois il faut pouvoir s’adapter aux spécificités locales » a poursuivi Arnaud Caupin. En Suisse par exemple, Twitter est le media montant pour le recrutement dans la construction. La rapidité de diffusion des offres et la forte réactivité de ses membres font des merveilles.

Il n’y a pour l’instant pas d’autres ouvertures de filiales en cours. L’accent est mis sur le développement des quatre pays ouverts et sur la signature de nouveaux partenariats pour le reste du monde. 30 % des utilisateurs des solutions TalentSoft sont aujourd’hui hors de France. Mais ce n’est qu’un début. « Notre objectif est de réaliser rapidement 50 % de notre chiffre d’affaires en dehors de nos frontières. Et le mode SaaS rend un tel développement possible » a conclu Arnaud Caupin.

Laurent Pilliet

Transférer cet article à un ami