Fœderis dévoile sa stratégie lors de sa convention client


Le mardi 15 juillet 2014 | Gestion des talents
Fœderis dévoile sa stratégie lors de sa convention client - D.R.
L’éditeur lyonnais de solutions de gestion des talents avait décidé de chouchouter ses clients lors d’une journée professionnelle organisée le 12 juin dernier à Paris. Au programme, longs moments d’échange avec sa communauté d’utilisateurs RH, dégustation de vins rares, intervention riche et ludique sur la réforme de la formation professionnelle, ateliers thématiques… Un événement qui a également permis à Fœderis de réaffirmer ses ambitions européennes



Estelle Peltier, PDG de Fœderis, introduisait sa convention par un flashback : du vieux modèle client-serveur à la dernière interface mobile de son logiciel SaaS, l’outil qu’elle a crée il y a plus de 15 ans s’est métamorphosé. Historiquement spécialiste de la gestion de la formation- et d’ailleurs reconnu pour sa maîtrise fonctionnelle du casse-tête règlementaire français -, l’éditeur a progressivement étendu sa couverture aux autres grandes « disciplines » du talent management en même temps qu’il prenait le virage stratégique du cloud. Avec près de 1000 références, dont 30 % issues du secteur public, Fœderis annonce un CA de 7,5 M€ pour l’exercice 2014 qui se clôt fin juin et 65 collaborateurs. « Nous visons 100 salariés et 10 M€ de CA à horizon 2018 » indique la PDG.

Prudence et continuité

« On ne change pas un truc qui marche »  résume Fœderis, qui compte encore grignoter des parts de marché « en restant un acteur agressif et compétitif ». Bref, pas de révolution fonctionnelle en vue chez l’éditeur, qui se fixe avant tout l’objectif de répondre aux exigences réglementaires et d’anticiper les évolutions technologiques. « Mais pas trop vite. Car certaines technologies aujourd’hui ne sont ni stables ni pérennes » observe Estelle Peltier. Parmi les nouvelles fonctionnalités évoquées : la mutualisation de certaines ressources métiers, avec la possibilité par exemple de ré-exploiter un rapport de formation initialement conçu par un autre client. Détenteur de plusieurs data centers à Lyon, Marseille et au Benelux, Fœderis compte par ailleurs renforcer sa casquette d’hébergeur. « Nous sommes le seul éditeur du marché propriétaire de ses serveurs. Les entreprises veulent que leurs données soient hébergées dans leur pays d’origine » explique Estelle Peltier.

Une stratégie partenariale pour percer à l’international

Jusque-là, Fœderis a surtout accompagné ses gros clients français - Safran ou Veolia - dans le développement de leurs projets RH au-delà des frontières. Conséquence : l’application est disponible dans 18 langues. Pour autant, pas question pour l’éditeur de se lancer seul en terrain inconnu. Fin 2012, il s’associait à l’université de Liège au travers de sa cellule SEGI qui édite un logiciel de gestion administrative des RH utilisé par plusieurs gros acteurs publics belge. Ensemble, ils commercialisent désormais une solution baptisée FUTé, présentée comme « le SIRH du service public belge ». « Nous voulons aujourd’hui aller un peu plus loin (…) mais doucement et sûrement » indique la PDG. L’éditeur serait d’ailleurs en discussion avec des potentiels partenaires en Allemagne. A suivre.

Gaëlle Fillion

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