L’outsourcing vu par le Club DéciDRH


Le jeudi 11 avril 2013 | Externalisation de la paie
L’outsourcing vu par le Club DéciDRH - D.R.
« Les RH : un sujet beaucoup trop sérieux pour être confié à des gens tristes », voilà le slogan que le Club DéciDRH aime à répéter lors des rencontres professionnelles qu’il organise. Dernière en date : un joyeux colloque sur l’outsourcing qui a rassemblé, à Paris, plusieurs dizaines de DRH et responsables SIRH autour de cette question stratégique



Fondé en 2007 par le spécialiste du marketing RH Christophe Leparq et présidé par l’Amiral Olivier Lajous, Directeur du personnel de la Marine Nationale et DRH de l’année 2012, DéciDRH rassemble 120 membres actifs. Principalement des décideurs RH de grands groupes privés et d’organisations publiques. Une cotisation de 900 € par an donne accès à l’ensemble des services du Club : colloques, soirées thématiques sur des sujets innovants… et dans une ambiance volontairement décalée et conviviale. Un réseau social professionnel a également été déployé pour favoriser l’échange de bonnes pratiques entre les membres.

Du Centre de Services Partagés (CSP) au BPO

A part pour la paie, la France a encore peu le réflexe - ou la culture -  de l’externalisation des processus RH. Le colloque DéciDRH s’est attaché à montrer le 19 mars dernier à l’Espace Grenelle, retours d’expérience à l’appui, que les fonctions formation par exemple, comme ItalCementi, ou  RSE, comme SFR -  pouvaient, elles aussi, être externalisées ou mutualisées avec succès. « L’enjeu stratégique pour une entreprise est d’abord d’identifier ce qu’elle fait bien pour de ne pas avoir peu de se débarrasser de ce qu’elle fait mal ou trop cher » explique Olivier Lajous. Le laboratoire AstraZeneca ou le groupe SPIR communication auraient même fait le choix d’externaliser intégralement leur fonction RH. « Ce n’est pas ce qu’on souhaite aux RH, car ils perdent leur pouvoir. La réversibilité est difficile » juge toutefois Bernard Just, directeur associé de l’Observatoire SIRH. Cette capacité de l’entreprise à récupérer ses données et son savoir-faire après une période d’externalisation est un point clé qui a largement été abordé lors de cette journée. « Cette question doit faire partie du contrat. Sinon, c’est comme sauter à l’élastique sans élastique » prévient Bernard Just.

Cas d’école

Au cours de cette journée, le directeur SIRH d’Akzo Nobel, dont le groupe est organisé en centres de services partagés locaux, a témoigné de son expérience. Chez lui, l’outsourcing concerne principalement l’infrastructure logicielle et le développement. Et pas les services RH qui restent gérés en interne. « Externaliser le paramétrage de la gestion des process RH a été une erreur » explique-t-il. La problématique du PPP - Partenariat Public Privé - a également été évoquée, à travers l’exemple du futur rapprochement du ministère de la Défense et de l’administration centrale, dans le cadre du projet Balard à Paris. Le partenaire privé, Opale Défense sera notamment en charge, à l’horizon 2016, du soutien RH des quelques 25 000 agents de cette l’administration. 

Prochain rendez-vous du Club DéciDRH : une soirée sur les RH dans les médias, organisée le 16 avril prochain à l’auditorium de TF1.

Gaëlle Fillion

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