"La data peut aider les formateurs à améliorer leurs contenus e-learning", Nicolas Hernandez, 360 Learning


Le mercredi 10 février 2016 | Publi-reportage - e-learning
"La data peut aider les formateurs à améliorer leurs contenus e-learning", Nicolas Hernandez, 360 Learning

Exploiter les données recueillies par le LMS pour optimiser en continu la qualité des formations digitales, c’est l’un des nombreux chantiers engagés par 360 Learning pour 2016. L’enjeu : aller au-delà des techniques traditionnelles d’évaluation  pour offrir aux formateurs un feedback concret, neutre et directement activable. Gros plan avec Nicolas Hernandez.

Comment optimiser l’évaluation des formateurs ?

Aujourd’hui, les parcours e-learning sont généralement évalués sur la base du modèle de Kirkpatrick. Les apprenants sont invités à répondre à une série de questions à chaud puis à froid, pour juger notamment de l’efficacité des enseignements. C’est un feedback intéressant pour mesurer les effets de la formation sur l’apprenant mais qui ne permet pas au formateur d’obtenir des billes concrètes pour faire évoluer sa prestation. Nous avons donc voulu réfléchir à un dispositif orienté « action ».

Que proposez-vous ?

La data est une ressource extrêmement précieuse pour aider les formateurs à améliorer leurs contenus de formation. Pour cela, nous allons exploiter toute une série de données, comme le taux de complétude des modules, le taux de succès ou le temps de lecture des documents, par exemple. Nous pourrons également analyser les messages et commentaires laissés par les apprenants sur la plateforme. A cet égard, deux variables sont intéressantes à prendre en compte : la longueur des messages, et le fait qu’ils contiennent ou non des questions. Nous scruterons également les clics sur les boutons « j’aime » ou « je suis déstabilisé » qui apparaissent tout au long du parcours de formation. Dès lors que nous aurons recueilli suffisamment de données, nous partagerons des informations très concrètes avec le formateur, pour l’inviter à perfectionner tel ou tel aspect. Evidemment, ce n’est pas parce qu’un apprenant ne répond pas correctement aux questions qui lui sont posées que la formation est mauvaise. C’est le croisement de dizaines d’algorithmes en lien avec l’historique de chaque apprenant qui nous permettra de donner des inputs pertinents.  

Concrètement,  cela se présentera sous quelle forme ?

Notre objectif est de permettre aux formateurs de comprendre très clairement et très simplement les éléments qui méritent amélioration. Ils recevront donc des notifications, sous forme de data visualisation, qu’ils pourront immédiatement mettre en application. C’est une démarche que nous avons initiée en mode expérimental, et que nous déploierons progressivement chez nos clients tout au long de l’année. Nous constatons que les entreprises veulent désormais former sur des cycles plus courts. En parallèle des formateurs professionnels, elles mobilisent de plus en plus des experts métiers  en interne pour la production de leurs modules de formation. Elles veulent aussi rendre la formation plus collaborative. Si les LMS ont beaucoup travaillé sur les problématiques de collaboration pour les apprenants, les formateurs avaient jusque-là été négligés. Or, la data est un moyen fort de les impliquer davantage dans le processus de transmission – et de les mettre dans une boucle d’amélioration continue. 

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