Digitalisation de la formation : les prérequis à la mise en place du projet


Le lundi 15 septembre 2014 | Digital Learning
Digitalisation de la formation : les prérequis à la mise en place du projet - D.R.

Le déploiement de contenus pédagogiques au format digital n’est possible qu’à certaines conditions. Outre des prérequis techniques, plusieurs facteurs plus subjectifs comme le rapport des entreprises face aux changements doivent être appréhendés par les directions, avant la mise en place du projet.

Une installation informatique solide

Si le projet de digitalisation de la formation est associé avec le déploiement d’un outil, des questions techniques doivent évidemment être mises sur la table. « Une entreprise qui souhaite équiper une de ses filiales asiatiques d’une plateforme LMS, dans un objectif de déployer des contenus e-learning de type riche media, doit s’assurer que sa bande passante est suffisamment puissante », prévient Jérôme Bruet, directeur général de la société e-doceo. Y compris si la diffusion de modules de formation repose sur un intranet. Idem avec l’infrastructure des serveurs, qui doit être assez aboutie pour supporter les connexions simultanées d’un nombre élevé d’apprenants.

Une bonne capacité d’adaptation

Intégrer des contenus digitaux à son plan de formation et miser, par exemple, sur des modules d’e-learning de 5 à 10 minutes, c’est accepter d’instaurer de nouveaux rythmes d’apprentissage en interne. « Les entreprises doivent se préparer à affronter ce nouveau paramètre, qui impacte la gestion des plannings, la gestion financière, le management, la communication », souligne Jérôme Bruet. Un avis également soutenu par Philippe Gil, directeur associé du cabinet IL&DI. « Comme il s’agit généralement de projets complexes, se donner les moyens de faire bouger les lignes est un prérequis indispensable », estime-t-il.

Des équipes réunies autour d’un besoin

Nombre d’entreprises se lancent encore dans des projets de digitalisation pour être « dans l’ère du temps »… Si la raison peut être louable, elle est loin d’être suffisante. Sans surprise, c’est lorsque de forts enjeux entrent en ligne de compte que les projets sont stimulants aux yeux des équipes impliquées. Composées de communicants, de financiers, de formateurs, d’informaticiens, de commerciaux, ces équipes doivent être particulièrement impliquées pour que les résultats du projet soient à la hauteur des attentes. Parmi les leviers à actionner, « la communication et la formation sont certainement les plus efficaces », selon Philippe Gil.

Aurélie Tachot

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