Les 4 maladresses du recruteur en entretien


Le jeudi 12 juin 2014 | Conseils SIRH
Les 4 maladresses du recruteur en entretien - D.R.
Les conséquences d’un premier rendez-vous raté avec un candidat sont loin d’être anodines pour l’entreprise qui investit lourdement dans le processus d’embauche et engage sa réputation d’employeur. Or, le recruteur se laisse parfois surprendre par l’habitude ou piéger par son apparente position de force. Le centre d’expertise et ressources RH & SIRH, "> RHondemand

com propose un ensemble de documents pour aider les PME et ETI  à mettre en place et améliorer leurs pratiques et processus recrutement. De cet écosystème de conseils opérationnels, nous avons retenu quelques faux-pas que le recruteur doit à tout prix éviter lors des entretiens candidat.

1. Arriver les mains dans les poches

(Re)découvrir la fiche de poste et le CV à la va-vite quelques secondes avant d’accueillir le candidat, voilà une situation que tout recruteur a déjà vécu. Et que le candidat a tôt fait de percevoir. Un travail pointu de relecture en amont du rendez-vous permettra de prioriser les questions, d’avoir en tête les zones d’ombres à creuser et éventuellement passer un coup de fil au manager de la future recrue pour dissiper les doutes, a fortiori pour les profils techniques comme les développeurs par exemple.

2. Opter pour un déroulé standard

Le recruteur qui aime laisser le candidat introduire la discussion pour cerner d’emblée sa personnalité, sa motivation et son esprit de synthèse a bien raison…sauf s’il a face à lui un profil junior, qui a besoin d’être rassuré et sera donc plus à l’aise si vous adoptez une approche plus directive. Pour un poste à forte responsabilité en revanche, l’entretien prend volontiers la forme d’un « rendez-vous business » visant à définir les conditions d’une collaboration éventuelle ainsi que le périmètre de la fonction.

3. Voir à court-terme

Généralement, quelques minutes vous suffisent pour trancher. Si le candidat ne correspond pas vraiment au poste à pourvoir, pas question pour autant d’écourter l’entretien ou de bâcler le compte-rendu. Le recruteur est en effet le garant de la qualité du vivier de talents si précieux pour l’optimisation de la démarche recrutement de l’entreprise à long terme et le candidat en question peut détenir des compétences utiles à d’autres fonctions au sein de l’entreprise, à court ou moyen termes.

4. Dédaigner les candidats

Dans l’esprit d’un candidat, son entretien débute dès lors qu’il a franchi le pas de l’entreprise. Et sa première impression est aussi importante que la vôtre. Prévenez toujours la réception en amont de son arrivée. Faire patienter le candidat indéfiniment, être désagréable, prendre un jeune diplômé de haut… autant de comportements préjudiciables pour la marque employeur de votre entreprise à l’heure où les réseaux sociaux ont pris le pouvoir. Après la rencontre, veillez à un suivi personnalisé. Envoyer un mail de refus standard est du plus mauvais effet par exemple.

Parmi les dizaines d’outils clés en main à télécharger sur RHondemand : un guide du processus de Recrutement et de Mobilité (290 €), un guide d’entretien de recrutement (19 €), des modèles de compte-rendu, de promesse d’embauche ou de contrat de travail. Le kit complet est proposé à 480 €.

Gaëlle Fillion

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