Métiers RH : les profils les plus convoités


Par Aurélie Tachot | le vendredi 15 juin 2018 | Conseil SIRH
Métiers RH : les profils les plus convoités

Bonne nouvelle sur le front de l’emploi : le volume d’offres dans les métiers des ressources humaines a augmenté de 17 % par rapport à la même époque l’an dernier, d’après la 17e édition du Baromètre de l’emploi de Robert Walters. Sur quels postes les entreprises cherchent-elles à recruter ? Quels profils cadres tirent le mieux leur épingle du jeu ? Réponses.

Comp & Ben

Les profils « compensation & benefits » ont le vent en poupe. ʺDe plus en plus, on demande à la fonction RH d’avoir une approche d’analyse financière. Elle est en première ligne pour optimiser les coûts, anticiper puis provisionner les budgets. Aujourd’hui, un expert RH doit être un financierʺ, assure Jean-Pierre Baudinat, en charge des métiers des ressources humaines chez Robert Walters. Il y a encore quelques années, la scission entre les DRH et les directions financières était réelle, provoquant deux mondes parallèles. Aujourd’hui, elle s’estompe. Et demain, elle devrait poursuivre cette logique. ʺLes jeunes RH sont désormais issus d’écoles de commerce, où ils apprennent la finance, le marketing… Leur sensibilité aux chiffres est donc forteʺ, indique-t-il.

Talent management

C’est certainement l’un des segments les plus convoités par la fonction RH… Et ça tombe bien puisque le baromètre indique que ce sont les postes liés au talent management qui enregistrent la plus forte progression : + 30 % en terme de volume d’offres d’emploi par rapport à l’an dernier. Ce chiffre prouve, s’il fallait encore le faire, que les entreprises sont engagées dans une véritable guerre des talents. ʺLa digitalisation des métiers, l’émergence des nouveaux modes de travail et d’organisation et la présence de conflits générationnels encouragent les ETI et les groupes à recruter des profils agiles, de préférence « digital natives »ʺ, décrypte Jean-Pierre Baudinat. Les enjeux sont de taille : la guerre des talents étant directement corrélée à la future compétitivité de l’entreprise.

SIRH / Paie

Dans ce domaine, beaucoup de profils se forment sur le tas, au fil des projets. ʺIl n’est pas rare de voir des experts de la paie évoluer vers des postes de responsable RH pour finalement basculer vers le SIRHʺ, constate Jean-Pierre Baudinat. Quoiqu’il en soit, un profil – encore rare – tire son épingle du jeu : celui de chef de projet SIRH ayant mené un déploiement d’outil à l’échelle internationale, dans un environnement multi-sites. Concernant les métiers de la paie, la réalité est différente. ʺLes profils uniquement spécialisés dans la paie sont fragilisés dans la mesure où c’est une activité qui est de plus en plus externalisée par les entreprises. Seuls ceux qui ont d’autres cordes à leurs arcs, en contrôle de gestion sociale ou en SIRH, sont à l’abriʺ, précise l’expert de Robert Walters.

Droit social

La dématérialisation des bulletins de paie, le prélèvement à la source ainsi que la Loi Macron accentuent les besoins des entreprises envers les profils spécialisés dans le droit social. ʺIl y avait jusqu’ici un attentisme quant aux recrutements sur ces métiers. Mais une fois que les ordonnances Macron ont été publiées, les offres d’emploi en matière de droit social ont été nombreuses. Les entreprises voulant immédiatement les mettre en œuvreʺ, explique Jean-Pierre Baudinat. Là aussi, un profil sort du lot : celui qui maîtrise l’anglais. C’est, dans les grands groupes, la langue la plus utilisée dans la gestion des relations avec les instances représentatives du personnel. Les experts en droit social ayant une vision « worldwide » sont ainsi particulièrement courtisés. 

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