"L’agence ORC-Publicorp est devenue We Are Together", Thierry Delorme, WAT


Par Gaëlle Fillion | le jeudi 15 février 2018 | Réseaux sociaux
"L’agence ORC-Publicorp est devenue We Are Together", Thierry Delorme, WAT

Suite au rachat de Publicorp en 2016, l’agence ORC, historique sur le marché de la communication RH, dévoile une nouvelle identité qui sonne comme un manifeste : We Are Together, aka WAT. Nos questions à Thierry Delorme, DGA et associé de cette nouvelle entité, qui affiche 48 M€ de CA en 2017 et 160 collaborateurs.

Pourquoi avoir changé de de nom ?

Pour deux raisons. Tout d’abord, nous avons toujours voulu présenter l’acquisition de Publicorp par ORC comme un rapprochement. Au-delà de la logique financière, il y avait une vraie complémentarité d’expertises et une proximité culturelle forte entre les deux entités. En repartant sur une nouvelle identité, nous donnons un signal fort, pour créer une nouvelle histoire, ensemble. Le 15 janvier dernier, ORC-Publicorp est donc devenue We Are Together. WAT, c’est aussi un nouveau contrat que l’on propose à l’ensemble de nos clients. C’est une manière de travailler ensemble, au-delà du duo « annonceur/agence ». Nous voulons une équipe tripartite, qui inclut aussi l’écosystème de partenaires.

Doit-on comprendre que vous avez allégé votre effectif ?

Dans une fusion, on dit souvent que 1+1 ne fait jamais deux. Dans notre cas, il n’y a eu aucun plan de licenciement ou de départs. Nous n’avons pas fait le choix d’une structure légère comme un hub, mais d’un projet collectif, avec 160 collaborateurs et beaucoup de compétences internalisées. Mais pour gagner en réactivité, nous prenons aussi le parti de nous appuyer sur des expertises spécifiques, avec des freelances. En 2017, nous avons réalisé une croissance organique de 13 %, soit 48 millions d’euros de chiffre d’affaires au total.

S’agit-il d’un repositionnement ?

Non, pas vraiment. Nous avons plutôt élargi notre offre, qui s’appuie désormais sur 5 piliers : stratégie & marque, marketing RH et image employeur (le métier historique d’ORC), interne & changement, coporate & image, et communication financière & RSE. Publicorp avait un petit pôle marketing RH, mais l’essentiel de son activité concernait de la communication corporate.  Or, aujourd’hui, l’environnement RH déborde très vite sur des terrains institutionnels au sens large.  Le but de ce changement de nom est de ne plus dissocier les activités corporate et RH.

Sur le plan opérationnel, comment s’est passé le rapprochement ?

Tout changement crée toujours quelques craintes, avec un déménagement, des équipes qui doivent apprendre à se connaître, etc. Mais cette fusion a été facilitée par notre proximité culturelle. Dès le départ, la nouvelle gouvernance a été mise en place, avec un nouveau comité de direction qui intégrait les deux parties. Fabrice Fournier reste à la Présidence et nous avons plusieurs directions générales tant au niveau de l’offre qu’au niveau géographique – puisque nous restons présents en région à Nantes, Strasbourg, Lille, Toulouse, Lyon et Aix-en Provence. Lorsque l’on prétend être positionné sur la communication interne, il est hors de question de se réfugier derrière l’adage des cordonniers mal chaussés. Nous avons donc pris le temps de gérer ce changement avec les mêmes recettes que l’on recommande à nos clients.

Vous n’avez pas été les seuls à changer de nom des derniers mois…qu’est ce que cela dit du contexte concurrentiel ?

ORC et Publicorp avaient une légitimité et une antériorité fortes, puisqu’elles sont nées toutes les deux il y a une trentaine d’années. Nous sommes sur un marché marqué par de nombreux rachats et une forte concurrence des grands groupes de communication constitués ou des pure-players. Les agences se challengent beaucoup sur leurs modèles. Sans compter les cabinets de conseil, qui commencent à racheter des agences de communication. Aujourd’hui, il est compliqué d’être un super-spécialiste car les problématiques s’entrelacent. Pour les agences, il y a un besoin d’être identifié de manière assez forte. Je n’irais pas jusqu’à dire que Big is beautiful… mais il faut un certain niveau de visibilité et de notoriété pour exister sur ce marché.

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