Les quatre enjeux de la formation en 2018


Par Aurélie Tachot | le lundi 19 mars 2018 | Digital Learning
Les quatre enjeux de la formation en 2018

Une enquête menée par Topformation auprès de 2500 professionnels RH met en lumière les principaux défis que la fonction formation devra relever en 2018. Des challenges souvent complexes qui devraient toutefois, à coups sûrs, l’accompagner vers une dimension beaucoup plus stratégique.

Multiplier les moments d’échanges

Si les professionnels de la formation pouvaient se libérer du temps, à quoi l’octroieraient-ils ? A dialoguer, d’après le baromètre de Topformation. Près de 44 % des sondés aimeraient échanger davantage avec leurs salariés. S’ils le pouvaient, 22 % privilégieraient les échanges autour de la pédagogie avec les organismes de formation tandis que 17 % dédieraient ce temps pour benchmarker leurs pratiques. Environ 16 % souhaiteraient, enfin, partir en quête de solutions d’optimisation. Aucune surprise : pour la moitié des RH, la gestion administrative occupe plus d’un quart de leur temps !

Analyser les besoins de formation

La formation a beau être un sujet majeur, peu d’entreprises disposent aujourd’hui d’une véritable stratégie pour évaluer les compétences de leurs salariés en amont de toute action. Dans la majorité des cas (65,3 %), ce sont les supérieurs hiérarchiques directs qui mènent cette démarche d’analyse des besoins de formations, puis le management (36,7 %) et, non loin derrière, les ressources humaines (33,7 %). Pas étonnant, donc, que certains salariés suivent encore des stages inadaptés à leur niveau de connaissances, portant sur des savoirs déjà acquis, par exemple.

Mesurer l’efficacité des formations

L’après-formation est logée à la même enseigne ! Malgré les démarches très « ROIstes » des entreprises vis-à-vis des outils RH, seules 46 % d’entre elles utilisent des outils d’évaluation pour mesurer l’efficacité des formations suivies par leurs salariés. D’après le baromètre, dans la majorité des cas (71,4 %), c’est sur le feedback des collaborateurs – forcément subjectifs – que les professionnels de la formation se reposent pour mesurer cette efficacité. Pire : 10,2 % des sondés admettent qu’aucune évaluation post-formation n’est mise en place dans leur entreprise.

Composer avec un budget limité

La récente réforme encourage les entreprises à miser davantage sur la formation. Reste que les budgets qu’elles y allouent évoluent peu, voire diminuent… La moitié (51 %) des sondés citent un manque de budget comme un obstacle au développement des compétences de leurs salariés. Plus de 42 % évoquent la difficulté à démontrer le retour sur investissement de la formation. Fort heureusement, le coût de la formation n’intervient qu’en 3e critère dans le choix d’un organisme (13,6 % des sondés), derrière la qualité du contenu (22,3 %) ainsi que celle du formateur (16,6 %).

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