5 raisons de miser sur l’adaptive learning en 2018


Par Séverine Dégallaix | le mardi 09 janvier 2018 | Digital Learning
5 raisons de miser sur l’adaptive learning en 2018

L’adaptive learning consiste à combiner les sciences cognitives et ce que l’on sait de la façon dont les êtres humains apprennent à l’analyse et l’exploitation des données via un algorithme d’intelligence artificielle. S’il convainc déjà aux Etats-Unis, il a pourtant du mal à s’imposer en France, malgré ses 5 avantages indéniables.

Pour une meilleure utilisation des données

Pour apprendre, tout le monde ne part pas du même point. Certes, les formations classiques définissent généralement des groupes de niveau, mais l’adaptive learning pousse plus loin avec des tests, une analyse de la performance au fur et à mesure de la formation, ou encore en utilisant les données dont il dispose déjà grâce aux utilisations antérieures de la plateforme. Certains apprennent aussi plus vite que d’autres. Or, comme l’explique Ivan Ostrowicz, fondateur de Domoscio, « l’intelligence artificielle réanalyse la situation chaque fois qu’elle a une nouvelle donnée. Elle vient alors proposer un parcours plus adapté. » Aucun risque de s’attarder trop longtemps sur un concept déjà maîtrisé ou au contraire de passer à côté d’une lacune.

Pour une meilleure rétention de l’information

« L’outil propose un planning de révision pour que l’utilisateur, une fois qu’il a appris quelque chose, s’en souvienne. Il s’agit de poser la bonne question au bon moment pour ancrer la connaissance. » Une entreprise ayant opté pour une formation management en blended, avec présentiel suivi de l’utilisation d’une solution en adaptive learning pour le planning de révisions puis du retour du formateur pour renforcer les concepts mal compris, a ainsi constaté que ceux qui avaient utilisé la solution se souvenaient de presque 80 % du contenu contre seulement 28 % pour les autres.

Pour une intervention humaine lorsque c’est nécessaire

Les solutions d’adaptive learning sont conscientes des limites que présente la façon d’apprendre d’un cerveau humain, mais aussi de celles de leur propre fonctionnement. C’est pourquoi « un moteur d’alerte permet de prévenir les RH, formateurs, ou managers lorsque toutes les stratégies pour aider le salarié à avancer ont échoué, afin qu’ils puissent mettre en place une action humaine. Le but est d’éviter les décrochages par le haut comme par le bas en intervenant avant même que le risque ne se présente. »

Pour une optimisation de la formation

Outre le fait déjà appréciable d’avoir des collaborateurs de plus en plus compétents à un niveau individuel, l’adaptive learning « est aussi une façon de visualiser l’intégralité du dispositif de formation afin de mieux le gérer et d’obtenir de meilleurs résultats tout en maîtrisant les coûts. » Il devient plus facile d’analyser les actions qui fonctionnent et de les répéter ou au contraire d’ajuster les mesures sur ce qui fonctionne moins bien.

Pour l’avenir

Les grands groupes commencent à se laisser convaincre, et ils ne sont pas les seuls : certains éditeurs de manuels scolaires et universités se tournent vers l’adaptive learning, conscients de son potentiel. Selon Ivan Ostrowicz, c’est même « l’évolution naturelle de tout ce qui existe aujourd’hui en numérique pour apprendre. »

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