HelloWork a franchi la barre des 50 millions d’euros de commandes en 2019


Par Philippe GUERRIER | le jeudi 09 janvier 2020 | Agrégateurs d'offres
Jérôme Armbruster et François Leverger, HelloWork - david ferrière photographe
L’ex-Régionsjob (emploi, recrutement, formation) a réalisé une belle progression en termes de business et d’audience. Les investissements technologiques vont se poursuivre en 2020, avec une ouverture à l’international. Le point avec les deux dirigeants de HelloWork : Jérôme Armbruster et François Leverger.

C’est une étape importante pour HelloWork qui vient de passer la barre symbolique des 50 millions d’euros de commandes en 2019 et qui réalise une croissance « historique » de +17 %. En 2018, le groupe « RH Tech » évoquait un niveau de 44 millions de commandes. Ce qui permet de renforcer son statut d’acteur digital français de référence sur l’emploi, le recrutement et la formation.

L’ex-Régionsjob, rebaptisé Groupe HelloWork depuis la fin de l‘été 2018, dispose d’une feuille de route ambitieuse sur s’imposer sur ses marchés de références. Exclusive RH a fait le point avec ses deux principaux dirigeants sur le sujet.

« L’année 2019 a été belle pour nous. Pour la troisième année consécutive, tout se déroule conformément à notre feuille de route avec une croissance au-dessus des 15 points. Et, pour la première fois, nous franchissons le cap des 50 millions de commandes en 2019. Ce qui nous a permis de finir l’année avec une croissance de 17 % », déclare François Leverger, Directeur général de HelloWork.

Plus précisément, la société a enregistré 51,6 millions d’euros de commandes en 2019 (+17 % vs 2018, soit + 7,5 millions d’euros). « En 2019, nous avons réalisé 17 millions de mises en relation candidats-recruteurs et candidats-centres de formation. Actuellement, nous travaillons avec 11 000 recruteurs, de la TPE au CAC 40 en passant par les professionnels de recrutements (comme les spécialistes de l’intérim) et les centres de formation. C’est une belle représentation de la vie économique française », poursuit François Leverger

La progression de l’audience des sites du portefeuille HelloWork est confortable également. « Nos sites Internet ont extrêmement bien performé en 2019. Nous avons plus de quatre millions d’utilisateurs uniques chaque mois (source Médiamétrie) avec Régionsjob présenté comme le premier site d’emploi du secteur privé avec une moyenne mensuelle de 2,2 millions de visiteurs uniques. Nous avons observé une hausse globale de 30 % du nombre d’utilisateurs de nos plateformes », détaille le directeur général.

Bilan 2019 : HelloWork en mode offensif

La stratégie adoptée permet à HelloWork de « doubler de taille en 4 ans », en intégrant des investissements technologiques et une politique volontariste de croissance externe. A partir de 2018, la société a pu s’appuyer sur une dotation d’un montant de 30 millions d’euros émise en fonds propre d’un côté et accordée par l’actionnaire de référence Groupe Le Télégramme de l’autre.

Ainsi, dans le courant de l’année 2019, HelloWork a acquis Diplomeo (plateforme d’orientation pour l’enseignement supérieur). Tandis que le job board Jobijoba, acquis en 2018 par Hellowork, a pris possession de JAI, une solution de chatbots spécialisée dans le recrutement. Ce qui permet de renforcer son empreinte technologique dans l’intelligence artificielle.

« Nous avons effectué deux gros changements dans la structure de nos activités en 2019 », évoque pour sa part Jérôme Armbruster, Président du groupe Hellowork. « Le rachat de Diplomeo a donné une forte impulsion à la partie formation, tout en renforçant notre position déjà acquise à travers notre moteur de recherche thématique MaFormation. Ce pôle MaFormation + Diplomeo a permis de réaliser un volume de commandes évalué à sept millions d’euros en 2019 [avec une croissance de 27 % versus 2018 à périmètre constant], ce qui fait de HelloWork le premier acteur français de recherche de formations. »

Jérôme Armbruster se montre également disert sur le deuxième grand changement de l’année 2019 : le développement de l’activité logicielle. « Il est portée par des produits comme CV Catcher [logiciel RH de captation de CV] ou TalentDetection [solution de gestion de candidatures]. L’activité affiche une croissance d’activité de 46 % en 2019 et représente désormais plus de trois millions d’euros. La dynamique est extrêmement forte et participe à l’élargissement de notre offre. »

Perspectives 2020 : primeur à la technologie avec une ouverture européenne

HelloWork ne compte se reposer sur ses lauriers, au regard de la concurrence rude observée dans ses domaines de prédilection. « Nous allons continuer à dérouler la feuille de route et à investir par croissance externe sur des technologies que nous ne maîtrisons pas suffisamment bien et sur lesquelles nous voulons accélérer. Dès que les activités convoitées entrent dans notre core business, HelloWork a vocation à prendre une participation majoritaire », évoque Jérôme Armbruster.

« Notre société est devenue technologique avec plus de 120 profils techs. Il y a deux axes forts sur 2020 et probablement pour les prochaines années : la datascience et l’interopérabilité », poursuit-il. HelloWork dispose actuellement d’un effectif de 325 collaborateurs (+75 en un an) et prévoit de recruter 60 collaborateurs dans le courant de l’année.

« Notre feuille de route vise à aller chercher les 60 millions d’euros de commandes et devenir le premier acteur digital français de l’emploi et de la formation. Nous estimons que nous en sommes à la moitié du chemin. Nous comptons y parvenir à l’horizon 2021/2022 », précise le président.

De son côté, François Leverger reprend la main pour évoquer un autre défi : l’expansion internationale mais avec une dose de pragmatisme. « Au-delà du marché français, nous comptons également ouvrir des expérimentations de déploiement de certaines de nos solutions sur des marchés européens de proximité », évoque le directeur général de HelloWork.

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